9 décembre 1944 – Desmarais… et Laurent Dubois

En reprise  pour bien  comprendre  mon obsession  pour le 18 décembre…

***

Je sais que j’ai beaucoup écrit sur l’escadrille 425 Alouette depuis 2010, et je vais probablement continuer à le faire pendant encore longtemps, car beaucoup de personnes m’écrivent pour partager leurs souvenirs de guerre ou les souvenirs de guerre de ceux qui n’ont jamais pu en parler comme le témoignage du navigateur Pierre Gauthier dont le reste des souvenirs de guerre se poursuivra demain.

Pierre Gauthier navigateur

Je vous mets ici en reprise un billet écrit à la suite de ma rencontre avec Jacques Coco Morin dont j’ai abondamment parlé sur ce blogue. Je dois mes trois rencontres avec Jacques Morin à Laurent Dubois, un 3e cousin dont la mère portait le même nom de jeune fille que ma mère.

Larry Dubois

collection Eddy Dubois, frère de Larry Dubois

C’est ce qui m’avait intrigué quand j’avais consulté le Mémorial virtuel de guerre du Canada.

Il faut dire que ça ne me prend pas grand chose pour m’intriguer. Sans plus tarder, voici en reprise mon billet en date du 16 octobre 2011. Quand vous aurez terminé, je vous mettrai à la fin deux commentaires que j’avais reçus suite à mon billet… 

Vous comprendrez pourquoi je tiens à tant écrire.

logo escadron 425

Quand j’ai rencontré monsieur Morin vendredi, je lui ai parlé de mon petit cousin Laurent Dubois mort dans l’écrasement de son avion le 18 décembre 1944.

Laurent faisait partie d’un des équipages du 425 Alouette.

Je me demandais si monsieur Morin était basé à Tholthorpe à ce moment-là.

Il m’a parlé de son bon ami le pilote Desmarais et m’a raconté ceci.

C’était la dernière mission de Desmarais je pense.

Desmarais lui avait dit qu’il avait aussi peur à cette dernière mission qu’à sa toute première. 

Jacques Morin m’a dit que l’avion de son ami Desmarais qui était rempli d’essence et de bombes avait décollé puis s’était écrasé à quelques kilomètres de la piste.

Les yeux de monsieur Morin se sont soudainement remplis de larmes.

Le nom de Desmarais me disait de quoi, mais j’étais tellement absorbé par ce que monsieur Morin me disait sur son ami que je n’ai pas fait le lien…

Je n’avais pas cliqué pour ainsi dire.

Cliquez ici pour tout comprendre. 

Vous comprenez maintenant pourquoi Jacques Morin et moi sommes beaucoup plus liés que nous le pensions au départ…

Vous comprenez aussi pourquoi je tiens tant à écrire ce blogue sur cette escadrille.

Desmarais avait vu la mort de près le 4 octobre 1944… 

Le F/O J. Desmarais fut touché par la D.C.A., aile droite, portes de la soute à bombes et pare-brise endommagés. 

et aussi dans la nuit du 5 au 6 novembre 1944…

Le F/O J. Desmarais et son équipage, volant sur Halifax III MZ-621 code KW-O, fut touché par un salve de bombes incendiaires au-dessus de la cible. Il y avait des trous dans les ailes, les ailerons, la queue, les volets et les élévateurs. Un moteur prit feu à cause des conduites d’essence et d’huile. Tous revinrent sains et saufs à la base sur trois moteurs mais leur Halifax fut envoyé à la casse à cause des graves dommages subis.

Le 18 décembre 1944…

L’avion de Desmarais, rempli d’essence et de bombes, décolle puis s’écrase à quelques kilomètres de la piste.

Son équipage sombre dans l’oubli jusqu’au jour où je rencontre son ami Jacques Morin.


À la mémoire de

Lieutenant d’aviation
JOSEPH RAYMOND JEAN-MARIE  DESMARAIS
décédé le 18 décembre 1944

Service militaire :

Numéro matricule : J/87112
Âge : 24
Force : Aviation militaire
Unité :  Aviation royale du Canada
Division : 425 Sqdn.
Décorations et titres honorifiques :  Croix du Service distingué dans l’Aviation

Renseignements supplémentaires :

Fils de Urgel et Marie Louise Desmarais, de Sherbrooke, Province de Québec, Canada.
logo escadron 425
Fin du billet original
Commentaires laissés…

Bonjour Pierre,

j’ai rencontré et parlé à quelques reprises à M. Jean Cauchy qui était pilote dans la 425e en 1944-45 et dont l’avion a été abattu le 6/1/45(KW-E). Il fut fait prisonnier et interné au Stalag Luft 1 à Barth. Il a connu l’équipage Desmarais et a vécu l’écrasement de cet avion de très près car lui et son équipage était sur le tarmac lors de l’écrasement étant les suivants à décoller!!! Et c’était leur première mission!! Si tu veux l’appeler, il est d’accord pour te raconter.

Léon Laliberté

Je suis heureux de retrouver autant d’information concernant mon oncle Jean-Marie Desmarais mort le 18 décembre 1944. Je possède l’original de la photo prise lors  de sa rencontre avec le cardinal Villeneuve au moment où il était hospitalisé.

Suite à l’atterrissage d’urgence du Halifax en novembre 1944, il avait écrit à sa mère: « Tout le monde pleurait dans l’avion. Je leur ai dit : Mes petits enfants, ayez confiance, nous arrivons chez nous, » Concernant l’appareil lui-même, il lui écrira aussi: »Elle n’est plus bonne qu’à faire des casseroles. »

Claude Desmarais
Ottawa

-30-

1944-12-18 Desmarais crew

Si vous avez des informations à partager concernant l’escadrille 425 Alouette, vous pouvez m’écrire.

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Desmarais… Prise 2

Désolé de vous bombarder de billets ce matin. Des fois j’ai de la misère à me souvenir de tout ce que j’ai écrit sur ce blogue depuis 2010.

J’avais écrit ceci en octobre 2011. À cette époque j’en savais très peu sur le pilote Desmarais et son équipage. Les temps ont bien changé depuis…

Desmarais et son équipage ne sont plus des héros inconnus.

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En cette semaine précédent le Jour du Souvenir 2014 où le monde se souvient une journée de ceux et celles qui sont morts durant les guerres…

Voici ce billet écrit en 2011.

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Quand j’ai rencontré monsieur Morin vendredi, je lui ai parlé de mon petit cousin Laurent Dubois mort dans l’écrasement de son avion le 18 décembre 1944. Laurent faisait partie d’un des équipages du 425 Alouette.

Je me demandais si monsieur Morin était basé à Tholthorpe à ce moment-là.

Il m’a parlé de son bon ami le pilote Desmarais et m’a raconté ceci. C’était la dernière mission de Desmarais je pense. Desmarais lui avait dit qu’il avait aussi peur à cette dernière mission qu’à sa toute première. Jacques Morin m’a dit que l’avion de son ami Desmarais qui était rempli d’essence et de bombes avait décollé puis s’était écrasé à quelques kilomètres de la piste.

Les yeux de monsieur Morin se sont soudainement remplis de larmes.

Le nom de Desmarais me disait de quoi, mais j’étais tellement absorbé par ce que monsieur Morin me disait sur son ami que je n’ai pas fait le lien…

Je n’avais pas cliqué pour ainsi dire.

Cliquez ici pour tout comprendre. 

Vous comprenez maintenant pourquoi Jacques Morin et moi sommes beaucoup plus liés que nous le pensions au départ…

Vous comprenez aussi pourquoi je tiens tant à écrire ce blogue sur cette escadrille.

Desmarais avait vu la mort de près le 4 octobre 1944… 

Le F/O J. Desmarais fut touché par la D.C.A., aile droite, portes de la soute à bombes et pare-brise endommagés. 

et aussi dans la nuit du 5 au 6 novembre 1944…

Le F/O J. Desmarais et son équipage, volant sur Halifax III MZ-621 code KW-O, fut touché par un salve de bombes incendiaires au-dessus de la cible. Il y avait des trous dans les ailes, les ailerons, la queue, les volets et les élévateurs. Un moteur prit feu à cause des conduites d’essence et d’huile. Tous revinrent sains et saufs à la base sur trois moteurs mais leur Halifax fut envoyé à la casse à cause des graves dommages subis.

Le 18 décembre 1944…

L’avion de Desmarais, rempli d’essence et de bombes, décolle puis s’écrase à quelques kilomètres de la piste.

Son équipage sombre dans l’oubli jusqu’au jour où je rencontre son ami Jacques Morin.


À la mémoire de

Lieutenant d’aviation
JOSEPH RAYMOND JEAN-MARIE  DESMARAIS
décédé le 18 décembre 1944

Service militaire :

Numéro matricule : J/87112
Âge : 24
Force : Aviation militaire
Unité :  Aviation royale du Canada
Division : 425 Sqdn.
Décorations et titres honorifiques :  Croix du Service distingué dans l’Aviation

Renseignements supplémentaires :

Fils de Urgel et Marie Louise Desmarais, de Sherbrooke, Province de Québec, Canada.

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Jacques Morin, c’est lui en parfaite forme en 2014… Il parlait d’un autre de ses amis: Georges Tremblay.

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L’autre personne qui l’a interviewé pour moi, c’est Jacques Gagnon, le neveu d’un autre héros inconnu, un pilote de Mosquito canadien-français.

C’est ce pilote qui a été finalement à l’origine de mes rencontres avec Jacques Morin.

Eugene Gagnon

Desmarais… et Laurent Dubois

Je sais que j’ai beaucoup écrit sur l’escadrille 425 Alouette depuis 2010, et je vais probablement continuer à le faire pendant encore longtemps, car beaucoup de personnes m’écrivent pour partager leurs souvenirs de guerre ou les souvenirs de guerre de ceux qui n’ont jamais pu en parler comme le témoignage du navigateur Pierre Gauthier dont le reste des souvenirs de guerre se poursuivra demain.

Pierre Gauthier navigateur

Je vous mets ici en reprise un billet écrit à la suite de ma rencontre avec Jacques Coco Morin dont j’ai abondamment parlé sur ce blogue. Je dois mes trois rencontres avec Jacques Morin à Laurent Dubois, un 3e cousin dont la mère portait le même nom de jeune fille que ma mère.

Larry Dubois

collection Eddy Dubois, frère de Larry Dubois

C’est ce qui m’avait intrigué quand j’avais consulté le Mémorial virtuel de guerre du Canada.

Il faut dire que ça ne me prend pas grand chose pour m’intriguer. Sans plus tarder, voici en reprise mon billet en date du 16 octobre 2011. Quand vous aurez terminé, je vous mettrai à la fin deux commentaires que j’avais reçus suite à mon billet… 

Vous comprendrez pourquoi je tiens à tant écrire.

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Quand j’ai rencontré monsieur Morin vendredi, je lui ai parlé de mon petit cousin Laurent Dubois mort dans l’écrasement de son avion le 18 décembre 1944.

Laurent faisait partie d’un des équipages du 425 Alouette.

Je me demandais si monsieur Morin était basé à Tholthorpe à ce moment-là.

Il m’a parlé de son bon ami le pilote Desmarais et m’a raconté ceci.

C’était la dernière mission de Desmarais je pense.

Desmarais lui avait dit qu’il avait aussi peur à cette dernière mission qu’à sa toute première. 

Jacques Morin m’a dit que l’avion de son ami Desmarais qui était rempli d’essence et de bombes avait décollé puis s’était écrasé à quelques kilomètres de la piste.

Les yeux de monsieur Morin se sont soudainement remplis de larmes.

Le nom de Desmarais me disait de quoi, mais j’étais tellement absorbé par ce que monsieur Morin me disait sur son ami que je n’ai pas fait le lien…

Je n’avais pas cliqué pour ainsi dire.

Cliquez ici pour tout comprendre. 

Vous comprenez maintenant pourquoi Jacques Morin et moi sommes beaucoup plus liés que nous le pensions au départ…

Vous comprenez aussi pourquoi je tiens tant à écrire ce blogue sur cette escadrille.

Desmarais avait vu la mort de près le 4 octobre 1944… 

Le F/O J. Desmarais fut touché par la D.C.A., aile droite, portes de la soute à bombes et pare-brise endommagés. 

et aussi dans la nuit du 5 au 6 novembre 1944…

Le F/O J. Desmarais et son équipage, volant sur Halifax III MZ-621 code KW-O, fut touché par un salve de bombes incendiaires au-dessus de la cible. Il y avait des trous dans les ailes, les ailerons, la queue, les volets et les élévateurs. Un moteur prit feu à cause des conduites d’essence et d’huile. Tous revinrent sains et saufs à la base sur trois moteurs mais leur Halifax fut envoyé à la casse à cause des graves dommages subis.

Le 18 décembre 1944…

L’avion de Desmarais, rempli d’essence et de bombes, décolle puis s’écrase à quelques kilomètres de la piste.

Son équipage sombre dans l’oubli jusqu’au jour où je rencontre son ami Jacques Morin.


À la mémoire de

Lieutenant d’aviation
JOSEPH RAYMOND JEAN-MARIE  DESMARAIS
décédé le 18 décembre 1944

Service militaire :

Numéro matricule : J/87112
Âge : 24
Force : Aviation militaire
Unité :  Aviation royale du Canada
Division : 425 Sqdn.
Décorations et titres honorifiques :  Croix du Service distingué dans l’Aviation

Renseignements supplémentaires :

Fils de Urgel et Marie Louise Desmarais, de Sherbrooke, Province de Québec, Canada.
logo escadron 425
Fin du billet original
Commentaires laissés…

Bonjour Pierre,

j’ai rencontré et parlé à quelques reprises à M. Jean Cauchy qui était pilote dans la 425e en 1944-45 et dont l’avion a été abattu le 6/1/45(KW-E). Il fut fait prisonnier et interné au Stalag Luft 1 à Barth. Il a connu l’équipage Desmarais et a vécu l’écrasement de cet avion de très près car lui et son équipage était sur le tarmac lors de l’écrasement étant les suivants à décoller!!! Et c’était leur première mission!! Si tu veux l’appeler, il est d’accord pour te raconter.

Léon Laliberté

Je suis heureux de retrouver autant d’information concernant mon oncle Jean-Marie Desmarais mort le 18 décembre 1944. Je possède l’original de la photo prise l’ors de sa rencontre avec le du cardinal Villeneuve au moment où il était hospitalisé.

Suite à l’atterrissage d »urgence du Halifax en novembre 1944, il avait écrit à sa mère: « Tout le monde pleurait dans l’avion. Je leur ai dit : Mes petits enfants, ayez confiance, nous arrivons chez nous, » Concernant l’appareil lui-même, il lui écrira aussi: »Elle n’est plus bonne qu’à faire des casseroles. »

Claude Desmarais
Ottawa

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Un vétéran se raconte

Une rencontre toujours aussi intéressante avec Jean-Paul Corbeil, ce vétéran d’une extrême humilité.

Beaucoup de confidences sur ses souvenirs de guerre. On a parlé de Joe Lecompte, de Léo Vézina, des membres de son équipage.

Monsieur Corbeil essaie encore de retrouver le nom de ce pilote de Spitfire qui est mort accidentellement devant ses yeux à Ottawa vers le 28 ou 29 octobre 1944. Il revenait d’Europe.  Il avait rencontré trois pilotes de Spitfire de la RCAF qui revenaient eux aussi de leur tour d’opérations.

C’est lui qui a appris la nouvelle à la mère du pilote.

L’aumônier qui se trouvait sur les lieux de l’accident refusait d’avertir la famille! C’est monsieur Corbeil l’a fait.

Tout est clair dans sa mémoire sauf le nom du pilote.

Celui-ci était de Toronto. Il avait une DFC avec une agrafe.

La DFC est une croix florencée en argent, décorée d’une paire d’ailes et des lettres RAF, surmontés de la couronne impériale britannique. Elle est suspendue à un ruban blanc décoré de bandes diagonales violettes. Lorsque la DFC est attribuée pour la seconde fois à un aviateur, le ruban de la médaille est décoré d’une  agrafe ou bar, on parle alors couramment de DFC with bar. (Wikipedia)

Il devait donc être un pilote exceptionnel.

J’ai dit à monsieur Corbeil que j’essaierais de trouver l’information en utilisant mes contacts.

J’ai aussi parlé de Jean Cauchy à monsieur Corbeil. Je lui ai dit que j’avais son numéro de téléphone, mais que j’étais un peu gêné de l’appeler.

Habituellement ce n’est pas mon genre, mais j’ai peur de lui faire revivre le terrible accident du 18 décembre 1944.

Jean Cauchy le raconte ici…

En novembre 1944, première mission de bombardement sur l’Allemagne. Les Américains bombardaient de jour, les Anglais et les Canadiens de nuit. «Ce n’était pas de la peur, décrit Jean Cauchy, mais je me posais des questions : qu’est-ce qui va arriver ?»

En file sur le tarmac, son avion est le prochain à décoller. Devant lui, en bout de piste, une boule de feu s’élève. Le bombardier qui le précédait s’est écrasé au décollage. Dur moment pour Jean Cauchy : c’est avec ce pilote, Desmarais, qu’il venait de faire sa mission d’entraînement.

«Les gars de l’équipage m’ont demandé : skipper, penses-tu être capable ? J’ai dit : faites-moi confiance. Mais je respirais vite et j’ai immédiatement fermé le micro, pour ne pas qu’ils s’en aperçoivent.» C’est lui qui avait choisi ses six hommes d’équipage, qui remettaient leur vie entre ses mains.

Difficile de faire décoller ce mastodonte surchargé, qui semble rebondir sur ses deux énormes pneus. «Je craignais qu’un pneu éclate, raconte-t-il, mais ce n’est jamais arrivé.». Il faut abaisser les volets, pour augmenter la portance au décollage. Puis les relever à mesure que l’appareil prend de la vitesse et de l’altitude. Dans son salon, Jean Cauchy, assis sur son canapé, tâtonne de la main droite dans le vide, à l’endroit où se trouvait la commande des volets, tout à côté de celles de la soute à bombes et du train d’atterrissage. «Il ne fallait pas les confondre», dit-il. Peut-être l’ingénieur de Desmarais avait-il touché une commande par accident, suppose-t-il…

Jean Cauchy ne s’est pas rendu en Allemagne, cette nuit-là. Un moteur est tombé en panne au quart de la route et il a dû rebrousser chemin.

Le Halifax de Jean-Marie Desmarais était devant le sien sur la piste.

Desmarais fit décoller son lourd bombardier qui s’écrasa à un kilomètre de Tholthorpe.

Mon petit cousin Laurent Dubois faisait partie de son équipage.

Jean-Marie Desmarais avait reçu une DFC en novembre. Il en était à une de ses dernières missions. 

DESMARAIS, F/O Joseph Raymond Jean Marie (J87112)

– Distinguished Flying Cross

– No.425 Squadron (deceased)

– Award effective 12 January 1945 as per London Gazette of that date and AFRO 471/45 dated 16 March 1945.

Born 1921 in Sherbrooke, Quebec; home there; enlisted in Montreal, 10 June 1942.  Trained at No.3 ITS (graduated 19 March 1943), No.11 EFTS (graduated 14 May 1943) and No.9 SFTS (graduated 3 September 1943).  Commissioned 1944.

Killed on air operations, 18 December 1944 (Halifax MZ538); buried in UK.

One night in November 1944, Flying Officer Desmarais piloted an aircraft in an attack on Bochum.  Whilst over the target the aircraft sustained much damage and one engine was set on fire.  In spite of this, Flying Officer Desmarais pressed home a most determined attack.  The fire in the burning engine was extinguished but the propeller could not be feathered. Nevertheless this resolute pilot succeeded in flying his damaged aircraft to base where he effected a safe landing.  This officer set a fine example of skill, coolness and determination in most difficult circumstances.

L’histoire ne se termine pas là.

Site de référence à visiter

Ma semaine dédiée au  jour du Souvenir est terminée.

Je vais maintenant continuer à écrire afin de vous permettre de continuer à vous souvenir…

Si vous voulez tout connaître sur le Bomber Command.

Cliquez ici…

On y retrouve même toutes les pertes en vie humaines dans un fichier PDF.

30 années de travail.

Il faut être passionné n’est-ce pas.

Cliquez ici pour y accéder. 

J’y ai même trouvé  mon petit cousin Laurent (Larry) Dubois.

Dubois, J E L :

Pilot Officer RCAF :

Halifax III MZ538 of 425 Alouette Squadron, 17-Dec-1944 / 18-Dec-1944. Crew, Killed

Dans ce fichier, Laurent est une statistique, dans mon blogue, vous avez eu son histoire.

Cliquez ici… ou ici…

Je me demande bien si Laurent Dubois et Roly Leblanc se connaissaient… ou s’ils connaissaient Jacques Morin.

En tout cas, Jacques Morin connaissait très bien Jean-Marie Desmarais, le pilote de l’équipage de Laurent Dubois.

Il m’en a parlé quand je suis allé le voir pour la 4e fois au début novembre.

Quant à moi, je retourne voir monsieur Corbeil mercredi.

Je te plumerai…

Je ne sais pas si vous avez lu…

Je ne sais pas si vous avez lu… le témoignage dans le document PDF d’hier.

Très rares sont ces témoignages d’aviateurs sur bombardiers lourds.

Je vous parle du témoignage de ce texte…

Il a été transcrit par la petite-fille d’un aviateur français qui a été mitrailleur sur Halifax.

Anne a recopié les 16 pages que son grand-père avait écrites.

Cliquez encore.

Ce texte raconte une mission sur Cologne effectuée par une escadrille française qui a volé sur Halifax.

Le groupe Guyenne, les Squadron 346 et 347 de la RAF.

Source: site Internet du Groupe Guyenne

Il existe d’ailleurs un site Internet qui parle de ce groupe.

Cliquez ici pour vous y rendre.

Plus facile de se rendre sur ce site que de faire une mission sur Cologne en 1944.

Mission de nuit sur Cologne « Kalk-Nord » – Gare de triage

30/12/1944

durée : 6 heures 15

On est le 30 décembre 1944

Roger Fourès est âgé de 23 ans…

Roger Fourès est Français et il se bat aux côtés des Anglais du Bomber Command et aux côtés des Canadiens-français de l’escadrille 425 Alouette.

Mon petit cousin Laurent Dubois est mort depuis 12 jours dans l’écrasement de son Halifax le 18 décembre 1944.

Cette histoire vous la connaissez.

Du moins en partie, car on le sait tous les vétérans parlent peu. Leurs souvenirs de guerre sont trop déchirants.

Quant à Jacques Morin, nouvellement arrivé dans l’escadrille,  il se remet tranquillement de la perte de son ami Jean-Marie Desmarais, un petit gars de Sherbrooke, le pilote du bombardier qui s’est écrasé à un kilomètre de Tholthorpe…

Aucun survivant.

Jacques Morin et Roger Fourès survivront à cette guerre, mais à quel prix…

Lettre de l’aumônier

Monsieur Morin n’a pas l’Internet.

Il ne pourra pas lire cet article.

C’est mieux qu’il en soit ainsi, car cela lui ferait revivre cette nuit du 17-18 décembre 1944.

L’aumônier Maurice  Laplante O.M.I. avait écrit à la mère de Laurent Dubois.

Il a probablement écrit aussi à la mère du pilote Jean-Marie Desmarais et à celle de Jean-Charles Labrecque.

Voici la lettre envoyée à Juliette Sauvé.

C’est Adélard Dubois, le frère de Laurent Dubois, qui l’avait conservée.

La lettre est datée du 19 décembre 1944.

Elle nous donne des informations sur l’écrasement. 

Cliquez sur chacune pour les lire.

C’est dur à lire dans les deux sens de l’expression.

Si vous voulez que je les retranscrive, faites-moi signe.

Disons que cela me ferait plaisir de le faire… dans le bon sens de l’expression.