Romuald Pépin (1919-2015)

SOURCE

Avis de décès

Romuald Pépin (1919-2015

fleursLe 5 mai  2015, après 96 ans de vie bien remplie, est décédé notre père, grand-père, arrière-grand-père Romuald Pépin. Époux de feu Cécile Bessette, il laisse dans le deuil ses enfants, Claude (Pauline Jalbert), Pierre (Diane Lapointe), Gilles (Michèle Arbour), Diane, Manon (Robert Langlois), Denise (Luc Dunn), ses 11 petits-enfants, ses 13 arrière-petits-enfants, sa grande amie, Léonille Labelle, ainsi que neveux et nièces, parents et amis.

La famille accueillera parents et amis au Complexe funéraire LeSieur & Frère ltée,  95, boul. Saint-Luc à Saint-Jean-sur-Richelieu, J2W 1E2, 450-359-0990, le jeudi 14 mai  2015  à compter de 14 h.  Les funérailles auront lieu le vendredi 15 mai  2015  à 11 h, en l’église la Cathédrale de Saint-Jean-sur-Richelieu, 215, rue Longueuil, J3B 6P6.

Heures des visites:

jeudi de 14 h à 17 h et de 19  h  à  21  h

vendredi dès 9 h 30

Au lieu de fleurs, des dons à la Fondation Santé Haut-Richelieu-Rouville – (Fonds de l’Hôpital du Haut-Richelieu) seraient appréciés de la famille.

425Terroux_crew

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Alouettement vôtre Maurice Bélanger – Avis de décès de Maurice Bélanger

Richard Girouard vient de m’annoncer la nouvelle…

J’avais écrit ceci plutôt cette année.

J’aime bien cet autre message d’une alouette du 425.

J’avais encore écrit à monsieur Bélanger à propos de cette photo.

afrique du nord 2

1943 en Tunisie

Bonjour M. Lagacé,
 
Pour ce qui est de notre ami Bérubé:

Enrôlé comme G.D. (homme à tout faire (General Duty)).
 
 Je l’ai connu à notre départ pour l’Afrique où il fut attaché à mon unité pour l’élévation de notre nouvelle base. Après quelques mois, il fut attaché soit au transport, soit à l’armement (bombes) ou encore avec les mécaniciens.

À notre retour en Angleterre, ce fut le même travail. Pendant tout ce temps nous avons continué nos relations avec notre ami Bérubé.
 
Moi-même comme G.D. Je fus toujours attaché à l’administration, section de la discipline ou du logement. Je travaillais sous les ordres du Sergent Major de l’Escadrille.(Flight Sergent Régnier)
 
 Alouettement vôtre
 Maurice Bélanger (Caporal   R 559781)

Le 10 juillet 2014, est décédé à l’hôpital de Chicoutimi, à l’âge de 92 ans et 8 mois, M. Maurice Bélanger, époux de feu dame Jeanne d’Arc Bergeron, demeurant à Chicoutimi. La famille accueillera les parents et amis à la Résidence funéraire
Gravel et Fils, Réseau Dignité
825 Bégin, coin des Champs-Élysées
Chicoutimi.

Les heures d’accueil sont le dimanche 13 juillet 2014, de 14 h à 17 h et de 19 h à 22 h. Lundi 14 juillet, le salon ouvrira à compter de 9 h. Les funérailles auront lieu à l’église St-Antoine le lundi 14 juillet 2014 à 11 h. M. Bélanger faisait partie des Anciens Combattants RCAF, de l’escadron Alouette 425 et de la légion canadienne. Il était fils de feu Joseph et feu Rolande Tremblay (Rose-Anna Lapointe). Il laisse dans le deuil ses enfants : Ruth Bélanger (Robert Martel), Diane (Marcel Girard), Jean-Pierre (Marie Blackburn), Michel (Julie Corneau); ses petits-enfants : Bruno Martel, Martin Martel (Juan Carlos Cordero), Jean-François Girard (Katia Desbiens), Konnie Girard (Danny Paquette), Simon Bélanger (Martine Rioux), Louis (Nacéra Bouffar), Guy et Amélia Bélanger; ses arrières petits-enfants : Naïla, Mélissa, Frédérik, Maxime, Charles, Philippe, Jean-Benoît, Louis-David, Alyssa, Charles, Lio. Il était frère de : feu Émile (feu Cécile Lavoie), feu Jean-Baptiste (feu Rita Gagnon), feu Roland (feu Thérèse Munger, Dixie Tremblay), feu Hilaire (feu Jeanne d’Arc Fortin), Monique (feu Jacques Lalancette). Il était le beau-frère de : feu Albert Bergeron (feu Marie-Jeanne Duchesne), feu Georges-Henri (feu Patricia Lessard), feu Marie-Jeanne (feu Philias Cajelais), feu Marcel Gagné (feu Simone Corneau), feu Marie Gagné (feu Auguste Lapointe, Edouard Ouellet), Georgette Bergeron (feu Vilmond Lavoie), feu Paul (feu Monique Tremblay), feu Robert (Anita Desmeules), feu Claude (Lisette Girard), Jean-Eudes (Lisette Bergeron). Il laisse également dans le deuil de nombreux neveux et nièces, parents et amis. Nous souhaitons à remercier l’équipe du Manoir Champlain de leur présence et de leur grande bienveillance pour notre père. Un merci spécial à Julie Corneau pour sa présence et son accompagnement de fin de vie à notre père. Pour rendre hommage à M. Bélanger et signer le livre des invités en ligne visitez notre

site : www.graveletfilschicoutimi.com.

Pour information : (418) 543-0755, télécopieur : (418) 543-7241, courriel : info@graveletfils.com. Direction funéraire : Résidences funéraires Gravel & Fils.

Alouettement vôtre Maurice Bélanger

J’aime bien cet autre message d’une alouette du 425.

J’avais encore écrit à monsieur Bélanger à propos de cette photo.

afrique du nord 2

Bonjour M. Lagacé,
 
Pour ce qui est de notre ami Bérubé:

Enrôlé comme G.D. (homme à tout faire (General Duty)).
 
 Je l’ai connu à notre départ pour l’Afrique où il fut attaché à mon unité pour l’élévation de notre nouvelle base. Après quelques mois, il fut attaché soit au transport, soit à l’armement (bombes) ou encore avec les mécaniciens.

À notre retour en Angleterre, ce fut le même travail. Pendant tout ce temps nous avons continué nos relations avec notre ami Bérubé.
 
Moi-même comme G.D. Je fus toujours attaché à l’administration, section de la discipline ou du logement. Je travaillais sous les ordres du Sergent Major de l’Escadrille.(Flight Sergent Régnier)
 
 Alouettement vôtre
 Maurice Bélanger (Caporal   R 559781)

Amicalement Maurice Bélanger

J’avais écrit à monsieur Bélanger à propos de cette photo.

Je n’avais pas eu de réponse.

afrique du nord 2

Il vient de le faire.

En révisant mes messages supprimées je ne vois pas le message que je vous ai envoyée à propos de la photo.Je suis le numéro un, le numéro deux je ne le sais pas, le numéro  trois est notre ami Bérubé et le numéro  quatre est Victor Charron du Nouveau-Brunswick.

Amicalement 

Maurice Bélanger

identification Maurice Bélanger

Service Record

article de journal

Ce document contient une foule d’informations qui n’intéressent probablement personne sauf Danielle et moi. Vous pouvez donc arrêter de lire et revenir la prochaine fois sur ce blogue qui rend hommage à tous ceux qui ont servi dans l’escadrille Alouette.

Je sais que mon ami Richard Girouard va être intéressé par mon article, car des vétérans qui ont servi en Afrique du Nord ça ne court pas les rues.

Il va aussi adorer cette photo.

afrique du nord 2 2

Paul Bérubé n’est plus avec nous, mais il nous parle par les documents et les objets qu’il a laissé en héritage.

Juin 1941, la guerre fait rage de plus bel en Europe. L’Angleterre lutte seule. Au Québec, les gens hésitent à s’enrôler.

Paul s’enrôle le 18 juin 1941.

Dans quatre jours les Allemands lanceront l’opération Barbarossa contre la Russie. Dans moins de six mois, ce sera Pearl Harbor.

Le 13 décembre 1941, 6 jours après l’attaque surprise japonaise, Paul s’embarque pour l’Angleterre.

Une traversée de 13 jours.

Le 14 janvier 1942, il est affecté au 406 Squadron (lien en anglais).

406-sqn

Cette escadrille vole sur des Bristol Beaufighter, un bi-moteur puissamment armé.

Bristol Beaufighter 406 Squadron

© IWM (MH 4560)

The first production Beaufighter Mark IIF night fighter, R2270, fitted with dihedral tailplanes and equipped with AI Mark IV radar, in flight. This aircraft served with No. 406 Squadron RCAF.

L’escadrille 406 effectue des missions de chasse la nuit. Paul voit à l’entretien de ces avions. Un travail essentiel. Les pilotes ont un très grand respect pour le personnel non-naviguant.

On les surnomme des « erks ». Rien n’indique le genre de travail effectué par Paul dans le document. L’abréviation GD signigie General Duty.

Le 15 avril 1942, il est muté de l’escadrille 406 au 3062 Servicing Echelon, une unité d’entretien d’avions.

Le 15 juillet 1942, un grand jour sans doute pour Paul, il est muté au 425 Alouette.

Il reste en Angleterre avec cette escadrille, puis s’embarque pour l’Afrique le 15 mai 1943. Un voyage par mer de 12 jours.

Il arrive le 27 mai 1943.

Il restera en Afrique jusqu’à son embarquement pour l’Angleterre le 26 octobre 1943. Un voyage par mer de 10 jours.

Il quitte le 425 le 12 décembre 1943 et est affecté au 62 Base RCAF jusqu’au 5 décembre 1944. Il sera rapatrié par la suite.

Vous connaissez la suite de l’histoire.

Paul, revenu au Canada depuis dix jours peut raconter à sa mère comment il avait retrouvé Georges, combien celui-ci avait grandi, s’était formé. Et il peut affirmer, avec un légitime orgueil, que son cadet, son petit frère a conquis la vie elle-même et tonnait désormais à fond son métier d’homme!

article de journal 1

Le sac

Danielle me demandait pourquoi je n’avais pas encore mis les photos du sac de son père sur le blogue.

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Il y en des informations sur ce sac qui a fait son petit bonhomme de chemin durant la Deuxième Guerre mondiale. Voici une autre image plus précise de l’autre côté du sac.

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On voit bien que

R-111013
BÉRUBÉ – P.
RCAF

a été en Afrique du Nord.

Blida, Kroube, Kairouan, Setif, Tunis,… Alouette.

R-111013 n’a jamais parlé de la guerre à ses proches comme la très grande majorité des vétérans d’ailleurs.

Le père de Danielle nous parle maintenant par les documents qu’il a laissés à ses descendants. Une vraie chance, car plusieurs n’ont laissé aucun souvenir de guerre.

R-111013 a même mis des petites flèches pour ne pas le manquer.

Ici c’est facile de l’identifier.

photo afrique du nord

Nous donne-t-il un petit indice de son travail? Ravitaillait-il les avions en carburant?

Ici, il est un peu moins facile à identifer sans la flèche…

afrique du nord 2

Ici, c’est presque impossible…

afrique du nord 2 2

Il est debout sur le siège du pilote.

J’adore cette image. J’aime les avions depuis que j’ai 10 ans. Je peux identifier le bombardier, un Vickers Wellington Mk X. On peut même voir un Hawker Hurricane en arrière-plan.

Le type de camion? Aucune idée.

Ici, je me demande où se trouve Jean-Paul Émile Bérubé, un petit Canadien français de Hull.

afrique du nord 2 1

Je n’arrive pas encore à trouver si le personnel non-naviguant partait d’Alger ou venait d’arriver près de la base de Kairouan, celle du 425 Alouette.

Je ne vous ai pas encore mis un autre document important sur le blogue.

Ça ne saurait tarder.

article de journal

C’est le service record de Jean-Paul Émile Bérubé. On pourra suivre son parcours.

Plus besoin du sac!

Je me demande ce que faisait le père de Danielle dans l’escadrille. Il n’était pas un aviateur de guerre c’est certain.

Il commence par être un AC2 (Aircraftman Second Class). Puis un AC1
(Aircraftman First Class). Il devient ensuite un LAC, Leading Aircraftman.

Puis, il est promu temporairement caporal. Le terme shadow roster signifie que l’on permettait à du personnel de la RCAF, attaché à la RAF, d’obtenir une promotion.

Était-il armurier, mécanicien, technicien, ravitailleur en carburant? Chose certaine il devait faire du bon travail pour avoir une promotion dans la RAF, lui un petit Canadien français de Hull.

Avant de vous quitter, je voudrais vous dire ce que j’aime le plus chez le père de Danielle.

Son sourire.

Papa et des amis

Il en dit long sur son caractère. Il devait être aimé de tous ses camarades.

R-111013 devait aussi avoir plusieurs tours dans son sac…

Papa et des amis 1

Mais je me trompe probablement.

Ce que je sais par contre, c’est qu’il doit sourire là-haut en lisant mon blogue, lui qui n’a jamais parlé de ses souvenirs de guerre.

Je vous quitte avec cette dernière photo de Paul…, celle de son départ de la maison familiale à Hull en automne 1941.

Paul a son sac à ses côtés sans aucune inscription.

Départ

Réunis après trois ans de séparation

JOURNAL LE DROIT
HULL LUNDI 15 JANVIER 1945

Réunis après trois ans de séparation PAUL BERUBÉ, 22 ans (à gauche), caporal dans le corps d’Aviation Royal Canadien, marcha trente trois milles pour revoir son jeune frère avant que celui-ci partit pour le front. Le caporal Bérubé nous revient d’outre-mer où son devoir le conduisit aussi bien en Afrique qu’en Angleterre. GEORGES, 19 ans, frère de Paul, s’enrôla dans l’armée active dès qu’il eut l’âge, afin de retrouver son frère Paul. Après bien des péripéties, les deux frères se sont trouvés réunis en Angleterre, deux jours à peine avant que Georges traversât la Manche pour aller combattre dans les cadres d’une fameuse unité de fantassins de langue française.

Paul fit 33 milles à pied pour revoir son frère après trois ans de séparation.

II y avait déjà plus de trois ans qu’ils ne s’étaient vus; trois ans alors que Paul, l’aîné, s’était
enrôlé dans le corps d’aviation royal canadien. Et, quelques jours auparavant, il recevait une lettre de son cadet lui disant que bientôt, très bientôt, il entrerait en action et lui demandait de venir le voir. Immédiatement, Paul obtenait une permission et, comme il se dirigeait vers la côte du sud de l’Angleterre, accompagné d’un ami, Guy Michon, de 23, rue Front, à Hull également, il évoquait tout naturellement une foule de souvenirs!

Comment allait-il retrouver Georges, ce frérot qu’il avait quitté quand celui-ci n’avait que
seize ans?… Serait-il grand, petit, gros ou… ou…? = Enfin, il saurait dans quelques heures. Et par une pluie fine et glaciale, comme en connaissent ceux qui ont vécu chez nos alliés anglais, Paul Bérubé marcha trente-trois longs milles, bravant le froid, la boue et la lassitude. Cette nuit là, il coucha dehors sous l’averse. Sans doute, Guy et lui s’étaient fabriqué de quelques pièces une tente quelconque.

Le lendemain, Paul arrivait au camp où cantonnait son frère. Enfin, Paul, 22 ans, et Georges
Bérubé, 19 ans, les fils de M. et MMe Emile Bérubé, 276 rue Notre-Dame, à Hull, se retrouvaient après trois ans.    L’émotion les rendait muets. Paul, reprenant un peu de sang-froid, murmura en badinant à son cadet: « Tiens… tiens… tu te fais la barbe maintenant? »… Les larmes aux yeux, Georges acquiesça de la tête. La glace était rompue…
Les deux frères bientôt se serraient chaudement la main, échangeaient les dernières nouvelles, racontaient leurs multiples aventures, évoquaient les visages aimés demeurés au Canada.

Cette réunion était le dénouement d’une longue aventure . Elle couronnait dignement les
efforts tentés par deux frères, unis dans une vive tendresse. Georges, le cadet, avait vu partir Paul trois ans auparavant et s’était promis qu’à la première occasion, il irait le rejoindre, l’aider dans cette tâche formidable de gagner la guerre. Dès qu’il eut l’âge, Georges n’hésita pas un moment et s’enrôla volontairement dans le Régiment de Hull, sa ville natale. Les fortunes de guerre devaient retarder encore leur réunion. Car, alors que Paul était rendu en Afrique, Georges était orienté vers le Pacifique, à Kiska. Et puis, vint l’heure où, allègrement, il retraversa le Canada, en route cette fois pour l’Angleterre. Là, il fut versé dans les cadres d’une unité réputée de fantassins montréalais. Entre-temps, Paul revenait également à Albion. « D-Day » avait eu lieu et Georges devait partir pour le continent. Il écrivit donc une lettre à son aîné. Celui-ci sans s’arrêter aux difficultés qu’il aurait à surmonter, prit la route. Maintenant, tous les deux se tenaient l’un en face de l’autre… Leurs yeux parlaient plus éloquemment que toutes les paroles de la terre. Ils se comprenaient et souhaitaient le courage et la chance nécessaires pour traverser les heures sombres qui bientôt pèseraient sur eux.

Aujourd’hui, Georges Bérubé se bat quelque part sur le front ouest en Europe. Son frère Paul, revenu au Canada depuis dix jours peut raconter à sa mère comment il avait retrouvé Georges, combien celui-ci avait grandi, s’était formé. Et il peut affirmer, avec un légitime orgueil, que son cadet, son petit frère a conquis la vie elle-même et tonnait désormais à fond son métier d’homme!

Source

article de journal 1

collection Danielle Bérubé