In Memoriam

Jean-Paul Corbeil et son ami Pierre Gauthier

Source La Presse +

AVIS DE DÉCÈS

Corbeil, Jean-Paul

1923 – 2018

C’est avec beaucoup de tristesse que nous annonçons le décès de M. Jean-Paul Corbeil, époux de Jeannette Blouin, survenu à l’Hôpital des vétérans de Sainte-Anne-de-Bellevue, le 3 octobre 2018, à l’âge de 95 ans.

Jean-Paul Corbeil, originaire de Bonfield en Ontario aura servi dans l’aviation lors de la Deuxième Guerre dans l’escadron des « Alouettes » . À son retour, il établira un premier commerce d’articles de sports à Noranda puis un deuxième à Rouyn. Échevin pour la ville de Noranda pour plus de deux décennies, il aura activement participé à de multiples associations professionnelles et sportives ( Chambre de commerce de Rouyn-Noranda, Cadets de l’Air, Club Kiwanis, Chevaliers de Colomb , Clubs hockey, skis, golf, chasse et pêche…) . Il a terminé sa carrière à la direction du service du personnel de Brazeau Transport puis s’est retiré pour une paisible retraite dans la région de Laval.

Il laisse dans le deuil outre son épouse Jeannette, ses enfants : Michèle Corbeil, Lynn Corbeil Grégoire (Pierre Tison), Jean-Guy Corbeil (Deborah Cope), Lucie Corbeil, Carolji Forgues (Eric Forgues) et Richard Corbeil, ses petits enfants : Holly Keon, Jody Keon, (Rich Weir et leur fils Taylor), Annie Grégoire (Jérémie Stall Paquet et leur fils Théodore), Caroline Grégoire (et sa fille Clara), Sarah Émilie Cope Corbeil, Julien Paul Cope Corbeil ainsi que d’autres parents et ami(e)s.

Une cérémonie de recueillement ainsi que la mise en terre des cendres seront réalisées à une date ultérieure.

La famille tient à offrir ses plus sincères remerciements à l’ensemble du personnel de l’Hôpital des vétérans de Sainte-Anne-de-Bellevue pour leur générosité et leur professionnalisme.

Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Société canadienne du cancer.

JEAN-PAUL CORBEIL – 1923 – 2018

With great sadness we announce the passing of Jean-Paul Corbeil on October 3, 2018 at the Veterans’ Hospital in Sainte-Anne-de-Bellevue, Quebec. Beloved husband of Jeannette Blouin Corbeil, and dear father of Michèle, Lynn (Pierre), Jean-Guy (Deborah), Lucie, Carolji (Eric) and Richard. Son of late Eva and Noé Corbeil of the Bonfield / North Bay Area. Cherished grandfather of Holly, Jody, Annie, Caroline, Sarah and Julien. Proud great-grandfather of Clara, Taylor and Théodore. Jean-Paul was born and raised in Bonfield, Ontario and left to enlist in the RCAF’s Alouette Squadron during WWII. After the war, he set roots in Rouyn-Noranda, Quebec where he married and opened his own sporting goods stores. Through the years, he served on Noranda’s town council and was involved with the local Chamber of Commerce, Kiwanis Club, Knights Of Columbus, Air Cadets, hockey tournaments, in addition to being an avid hunter, fisherman and golfer. Jean-Paul ended his career as the Personnel Director for Brazeau Transport in Laval, Quebec, where he also retired with his wife Jeannette. A quiet service of remembrance will be held at a later date. In closing, we wish to thank the entire medical team at the Veterans’ Hospital for their excellent care and enduring kindness.

Source: Lucie Corbeil

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11 décembre 2015 – Le devoir de mémoire de R220222

L’aviateur Jean-Paul Corbeil avait écrit de nouveau le jour du Souvenir à tous ceux et à toutes celles qui avaient reçu sa carte souvenir en mars ou avril dernier.

carte mission recto verso

MacDonald Manitoba No. 3 B & G only gunner to come back alive after the war

De sa classe de 30 cadets à l’entraînement, il est le seul avec un autre à revenir. Il voulait partager encore son message de paix.

Ma dernière mission

Chers amis et chères amies,

À l’occasion du jour du Souvenir qui approche, souvenons-nous des 42 000 jeunes Canadiens, dont quelque 19 000 aviateurs, qui donnèrent leur vie pour défendre la liberté durant la Deuxième Guerre mondiale. Je tiens à vous parler de ma dernière lettre qui accompagnait la reproduction d’une page de mon livre de bord, ainsi qu’une photo de notre équipage en vous priant de conserver pour la postérité ces documents authentiques.

Je veux vous suggérer de remettre des copies de cette carte mission, ainsi que l’enveloppe qui porte un timbre de poste créé spécialement pour ce projet, à des personnes de votre choix qui sauront la transmettre de générations en générations.

Également, vous pouvez librement distribuer des copies de tout ce que vous avez reçu aux personnes qui auraient intérêt à promouvoir dans leur entourage le devoir de mémoire. Lors de mon prochain contact par courriel, je vous dirai où et quand l’idée de ce projet m’est venu et la suite.

Qu’en est-il de ce projet? Cent cartes originales, accompagnées d’une lettre expliquant ma dernière mission, ont été expédiées à travers le monde à des gens qui avaient exprimé un intérêt à honorer la mémoire de l’escadrille Alouette et à promouvoir la paix. Plusieurs personnes m’ont écrit et m’ont indiqué à qui ils allaient transmettre éventuellement la carte, la lettre et l’enveloppe timbrée spécialement pour ce projet.

En mon nom personnel, et en celui de tous les Alouettes, nous vous souhaitons à vous et à votre famille, une paix sereine et inébranlable.

Jean-Paul Corbeil, ancien combattant canadien

***

J’ai parlé des dizaines de fois du 18 décembre 1944 à Jean-Paul Corbeil. Laurent Dubois en était à sa 30e mission. Il avait été chanceux deux fois auparavant.

Laurent Dubois, J88326, avait déjà 19 missions à son actif lorsqu’il joignit le groupe, probablement acquises avec l’escadrille 415 Swordfish, basée à East Moor. Il avait survécu à deux “crash” d’avion, le premier au Canada dans un Anson et le deuxième en Angleterre dans un Halifax rempli de bombes qui manqua son atterrissage.

Pour des raisons inconnues, le départ est retardé jusqu’aux petites heures du matin, le 18. Finalement à 02:20, le signal est donné et le premier Halifax décolle. Le deuxième est celui de Jean-Marie Desmarais. En ligne derrière lui, dans le quatrième Halifax, est Jean Cauchy, qui en est à sa première mission…

Le Halifax KW-V, MZ538 de l’équipage Desmarais est aussi un vétéran. Ce prochain décollage sera le début de sa 75e mission opérationnelle. Sa première date du 09 avril 1944. Ce fut l’avion préféré du pilote Jean-Paul Lacaille qui l’utilisa pour 30 de ses 38 missions, y compris celle du 22/23 mai 1944 alors qu’il fut impliqué dans une collision aérienne de nuit près de Le Mans, France. Il réussit tout de même à revenir à Tholthorpe et effectuer un atterrissage d’urgence. Cette nuit, l’équipage Desmarais vole sur KW-V pour la quatrième fois . Ils transportent une bombe de 2000 lbs, deux bombes de 1000 lbs et 10 bombes de 500 lbs.

L’avion a un poids de 65 000 livres au décollage, sa capacité maximale.

À 02:22, on reçoit le feu vert.

(Article de La Presse édition du 29 août 2009)

Jean Cauchy est en file sur le tarmac [périmètre], son avion est le prochain à décoller. Devant lui, en bout de piste, une boule de feu s’élève. Le bombardier qui le précédait s’est écrasé au décollage. Dur moment pour Jean Cauchy : c’est avec ce pilote, Desmarais, qu’il venait de faire sa mission d’entraînement.

«Les gars de l’équipage m’ont demandé : skipper, penses‑tu être capable ? J’ai dit : faites‑moi confiance. Mais je respirais vite et j’ai immédiatement fermé le micro, pour ne pas qu’ils s’en aperçoivent.» C’est lui qui avait choisi ses six hommes d’équipage, qui remettaient leur vie entre ses mains.

Difficile de faire décoller ce mastodonte surchargé, qui semble rebondir sur ses deux énormes pneus. «Je craignais qu’un pneu éclate, raconte‑t‑il, mais ce n’est jamais arrivé.». Il faut abaisser les volets, pour augmenter la portance au décollage. Puis les relever à mesure que l’appareil prend de la vitesse et de l’altitude. Dans son salon, Jean Cauchy, assis sur son canapé, tâtonne de la main droite dans le vide, à l’endroit où se trouvait la commande des volets, tout à côté de celles de la soute à bombes et du train d’atterrissage. «Il ne fallait pas les confondre», dit‑il. Peut‑être l’ingénieur de Desmarais avait‑il touché une commande par accident, suppose‑t‑il…

Jean Cauchy ne s’est pas rendu en Allemagne, cette nuit‑là. Un moteur est tombé en panne au quart de la route et il a dû rebrousser chemin.

Un autre aviateur faisait partie de la même mission cette nuit-là… Il en est à sa première mission comme second pilote dans l’équipage du Flight Lieutenant T. J. MacKinnon.

Il est le second dickie.

Question de prendre un peu plus d’expérience…

Bernard Racicot 1

Bernard Racicot DFC

Jonathan and I

Jonathan  Falconer  sent me this.

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This  is the plaque  mentioned  in his last chapter  in his book.

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Jonathan got great reviews so I wasn’t afraid to lend the copy he sent me to Jean-Paul Corbeil.

You know all about R220222 don’t you?

Among 30 cadets in his class of air gunners only 2 came back. This is a good enough reason why he wanted to do a final mission…

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Ma rencontre avec R220222

 logbook Jean-Paul Corbeil 001

Je dois avouer que je ne savais pas à quoi m’attendre quand j’ai visité monsieur Corbeil la première fois au mois de mai 2010. J’étais loin de me douter que ce serait la première d’une cinquantaine de rencontres avec ce vétéran mitrailleur du 425 qui avait effectué 40 missions de mai à septembre 1944.

Jean-Paul Corbeil

Mes rencontres avec monsieur Corbeil sont la source de motivation derrière ce blogue qui rend hommage au 425 Alouette. J’étais loin de me douter en 2010 que monsieur Corbeil avait une 41e mission en tête…

 envelope

Five years ago

Five  years  ago  I did not  know  425 Alouette  squadron  had ever existed.

logo escadron 425

A 425 veteran  left  a comment  on Souvenirs  de  guerre, my first blog about  WW II. That’s  what  got  me  the idea of starting  this blog  which is mainly  written  in  French.

Then I  got  another comment from another  425 veteran who wanted to see me…

Jean-Paul Corbeil

Une autre photo du KW-O

équipage mai 1944

collection Jean-Paul Corbeil

Prise le même jour de mai 1944.

équipage en 1944_MOD

collection Jean-Paul Corbeil

équipage en 1944 montage

Dommage qu’on n’ait pas pris la photo de l’autre côté…

Le même jour de mai 1944, Pierre Gauthier s’est fait photographier avec la petite caméra que son oncle Yousuf Karsh lui avait donnée.

KW-O

À Roger, Sincères amitiés
collection Roger Fourès

original KW-O

Pierre Gauthier, navigateur
collection Jean-Paul Corbeil

Ce blogue est un recueil de photos datant de la Deuxième Guerre mondiale.

Je partage tout ce qu’on veut bien partager…

À force de partager on arrive à tout découvrir.

Maurice Bernier devant le KW-O

Maurice Bernier, sans-filiste
collection Jean-Paul Corbeil

montage Bernier et Gauthier

collection Jean-Paul Corbeil