James Girling et les Alouettes

Mis à jour le 27 septembre 2021


Ne cherchez pas ce nom sur mes trois blogues dédiés aux Alouettes.  Par contre vous pourriez le retrouver en langue anglaise sur un autre de mes blogues. Ma rencontre avec James est un coup de chance. Il m’avait contacté pour un projet qui le tenait à coeur.

Voici ce que James Girling avait écrit comme introduction.

Lorsque j’ai eu la grande chance de rencontrer Pierre Lagacé pour la première fois, je commençais à filmer un long métrage documentaire intitulé « Fledglings » sur le 425e escadron (Alouette), le seul escadron de bombardiers canadiens-français pendant la Seconde Guerre mondiale. Pierre a été pour moi une ressource inestimable pour retrouver les anciens membres de l’escadron afin de les interviewer pour enregistrer leurs expériences personnelles depuis l’enrôlement, l’entraînement, la participation aux opérations et, pour ceux qui ont eu le malheur d’être abattus en territoire ennemi, d’être capturés par les Allemands et emprisonnés.

Ce n’est qu’en apprenant à mieux connaître Pierre que je me suis rendu compte qu’en plus de ses compétences de chercheur historique, il était aussi un modéliste doué. C’est ainsi que je lui ai demandé d’utiliser ses compétences en matière de modélisation pour donner vie à deux bombardiers Wellington de la Seconde Guerre mondiale qui ont marqué l’histoire de l’escadron.

Au début de la participation de la R.C.A.F. au Bomber Command, les bombardiers « moyens » Wellington ont été le premier pilier de la plupart des escadrons canadiens, tant pour l’entraînement que pour les opérations. Les Wellington ont été les bombardiers « d’entrée de gamme » à partir de la date de la formation du 425e Escadron jusqu’à ses opérations de mines et de bombardement pendant les années 1942 et 1943 avant que l’Escadron ne se convertisse au bombardier « lourd » Halifax. Bien que le Wellington ait eu la réputation d’être très robuste même endommagé et de pouvoir encore voler grâce à sa cellule géodésique inhabituelle, il n’avait ni la portée, ni l’altitude, ni la vitesse, ni l’armement, ni la charge de bombes des bombardiers plus lourds.

Le code d’identification unique de l’escadron Alouette, « KW », était peint sur chacun de ses avions, suivi d’une seule lettre qui lui était propre. Si un avion devait être remplacé, que ce soit en raison de pertes, de dommages ou d’une amélioration, le bombardier de remplacement héritait souvent de cette lettre. Ce fut le cas du bombardier Wellington B-III désigné KW-E, le premier avion à porter cette désignation étant le numéro de production BJ 652, opérant à partir de Dishforth, la base d’origine de l’escadron, en janvier 1942.


Le modèle Airfix que Pierre a construit célébrait le Wellington KW-E X3763, le numéro étant également peint sur le fuselage.

La particularité de cet avion est qu’il possède l’une des plus nombreuses photos officielles du temps de guerre prises d’un des Wellington de l’escadron en vol, ce qui nous donne une idée très claire des détails de ce modèle tel qu’il était utilisé par les Alouettes. Ces photos sont notre seul point de référence pour la construction de maquettes, étant donné qu’il n’existe aucun exemple de Wellington B-III.

Le Wellington X3763 a connu sa fin lors d’une opération de bombardement sur Stuttgart les 14 et 15 avril 1943, s’écrasant en France et tuant les six personnes à bord. Le moment venu, le prochain avion à porter la marque KW-E fut la cellule HF529, qui faisait partie de la conversion de l’escadron au Wellington X en prévision du transfert peu connu de l’escadron en Afrique du Nord dans le cadre de l’opération Husky, l’invasion de la Sicile et de l’Italie continentale.

J’ai demandé à Pierre de construire une maquette du Wellington X, tropicalisée pour les opérations dans le désert, et de la marquer comme KW-K, cellule HE268, pour commémorer le seul avion de l’escadron Alouette perdu en route vers l’Afrique en juin 1943.

Bien que le corps principal de l’escadron, composé essentiellement de personnel au sol et d’administration, ait déjà quitté sa base du Yorkshire pour se rendre en Algérie par voie maritime en mai, les avions devaient être acheminés via Gibraltar et le Maroc vers leur nouvelle base d’opérations en Tunisie. Les avions ont commencé leur voyage à partir de la station R.A.F. de Portreath dans le sud-ouest de l’Angleterre afin de traverser le golfe de Gascogne aussi loin que possible des aérodromes allemands en France. En prévision de l’activité des chasseurs ennemis, l’équipage aérien a été complété par deux membres du personnel au sol sommairement entraînés à manier des mitrailleuses montées de chaque côté des Wellington X afin de protéger les secteurs de faisceau vulnérables que les tourelles avant et arrière ne pouvaient pas atteindre.

Malheureusement, ces précautions n’ont pas suffi à empêcher une attaque par un Junkers 88, KW-K ayant subi des dommages si importants, notamment des blessures aux deux membres d’équipage, qu’il n’a pas pu continuer et a été abandonné au-dessus du Portugal. Heureusement, l’équipage a pu sauter en parachute en toute sécurité et a été interné au Portugal avant d’être rapatrié au Royaume-Uni au cours de l’été de cette année-là.

James Girling

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