Les souvenirs de guerre d’Aimé Thiévin – Troisième extrait

Voici le troisième extrait des mémoires de guerre d’Aimé Thiévin.

Tholthorpe, 24 décembre 1944

Le jour de Noël nous avons eu une danse dans le mess et nous avons connu du bon temps. Probablement parce que la bière était gratuite et qu’elle coulait à flot. Néanmoins nous devions nous modérer puisque nous allions à la messe de minuit.

Nous y sommes allés vers 11 heures trente afin de réchauffer nos cordes vocales. La messe était très belle et nous avons été complimentés par notre excellente prestation. Tony était à l’orgue et le chœur de chant était composé d’environ 10 autres gars en plus de Tony et moi-même. Nous avions pratiqué depuis un bon bout de temps pour cette occasion.

Après la messe nous sommes retournés célébrer.

Tholthorpe, 25 décembre 1944

Le lendemain nous nous sommes réveillés à temps pour le déjeuner et nous sommes allés servir les aviateurs. C’était un très bon repas  et tout le monde semblait avoir du bon temps. Puis ce fut le moment des allocutions de l’officier commandant de la base et des autres officiers. Par la suite, durant l’après-midi,  tout le monde faisait de leur mieux pour être heureux et faire en sorte que ce soit un beau Noël. La plupart des visages arborait un large sourire, mais on pouvait voir un peu de solitude dans leur regard. Peu importe ce que nous faisions pour être gai et joyeux, ce n’était pas comme être avec nos familles. Nous avions essayé néanmoins de garder notre bonne humeur et d’en profiter le plus possible.

Note

Une pause est de mise durant le temps des Fêtes. Je ferai une exception le 18 décembre prochain pour rendre hommage à sept aviateurs qui n’ont pu participer à la fête de Noël avec l’équipage de Tony Brassard.

1944-12-18 Desmarais crew

13 réflexions sur “Les souvenirs de guerre d’Aimé Thiévin – Troisième extrait

  1. Je n’ai jamais compris pourquoi ils ont continué à utiliser un avion comme le Halifax qui était nettement inférieur au Lancaster. Une tragédie de plus dans un long catalogue d’accidents de décollage.

    • Le Halifax n’était pas un si mauvais avion et on en avait une grande quantité. Le Lancaster était certes supérieur, mais l’industrie ne pouvait en fournir plus. Le Canada commençait à en construire et les convoyait vers l’Angleterre. C’était des Lancaster X.

    • The Canadian Lancasters

      During the early years of the war, the British and their Allies were making plans to build as many aircraft as possible. If some of this manufacturing could be done out of the range of Nazi bombers the process became simpler and more reliable. The United States was not involved in the war and so Britain turned to Canada which in a surprisingly short time was rolling out thousands of various smaller aircraft both for operational use and as trainers.

      On September 18, 1941 a decision was made to build Lancasters in Canada and the first drawings arrived in January 1942. For a country still largely agrarian and just recovering from a decade of depression, the challenge was immense. 500,000 manufacturing operations were involved in building a Lancaster which was made up of some 55,000 separate parts even when engines and turrets were only considered as one and small items such as rivets, nuts, and bolts were not included. A Lancaster from England was flown across the Atlantic in August, 1942 to act as a « pattern » and a Crown Corporation named Victory Aircraft was formed to do the work in Malton, Ontario.

  2. Mr Corbeil had volunteered for the Tiger Force

    Following victory in Europe, three of the Canadian Squadrons had the pleasure of ferrying ex-Prisoners of War, many of whom were Canadian aircrew, back to England. But the war in the Pacific was still raging and the Canadian Lancasters were flown back to Nova Scotia to be prepared for service against the Japanese. This bomber group was to be known as « Tiger Force » but plans were cancelled after the dropping of the atomic bombs and the surrender of Japan in August, 1945.

  3. You can see the DFC ribbon below the cockpit.
    Tony Brassard got a DFC.
    It will be part of Aimé Thievin’s memoirs later.

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