Contribution de Laurent Lamontagne au blog dédié au 425 Alouette

Note

Le père de Laurent était Jacques P. Lamontagne, sans-filiste dans l’équipage de Laporte.

Jacques P. Lamontagne

Tholthorpe, juillet 2013

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Stèle dans le village de Tholthorpe rappelant l’apport canadien au 2e conflit mondial des escadrilles 425 Alouettes, Bluenose 434, Iroquois 431 et Snowy Owl 420, ainsi que celui du personnel non-navigant et de la population du village.

Le bruit des bombardiers Halifax était dense et incessant, m’a raconté M. Geoffrey Wood, qui avait 13 ou 14 ans à l’époque, non seulement au décollage ou à l’arrivée, mais aussi à cause de l’entraînement. Il n’y avait pas que les missions de bombardement… Quand l’une d’elles était imminente, toute communication avec l’extérieur était coupée (un soldat armé de pied en cap veillait sur le téléphone…). 

Au retour des aéronefs, de grosses lampes à l’huile étaient allumées, disséminées le long de la piste qu’elles étaient, et on s’empressait de les éteindre après l’atterrissage du dernier bombardier, afin d’éviter d’être repéré par des avions allemands.  

Laurent Lamontagne

Tholthorpe, août 2014

Devant, la piste nord-ouest/sud-est, vers le nord-ouest, à la jonction de la piste principale, immédiatement derrière le photographe. Il faut regarder attentivement par terre, le long du « chemin » devant, pour relever des traces de béton, à part celles au pied de la photo…

Avec un peu d’imagination, on y entend et on y voit les Halifax vrombir…

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Tholthorpe, août 2014

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Hangar ayant survécu, un peu hagard, datant de la 2e guerre…

Tholthorpe, août 2014

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Ancres de bombardier, question d’éviter qu’ils ne s’envolent… En plein centre, au fond de la photo, le hangar qui a survécu (celui de gauche).

 

Tholthorpe, juillet 2013

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Tholthorpe. Un peu de poésie… Des coquelicots s’épivardent au soleil, sur la piste principale (longueur de 6 000 pieds, largeur équivalente à une autoroute de sept voies bétonnées), qui se termine à son extrémité ouest au delà de la ligne de végétation de l’arrière plan.

 

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Tholthorpe, photo prise de la tour de contrôle, aujourd’hui une résidence privée, vue vers le nord-est. On distingue le seul hangar qui subsiste, de trois, avec le toit gris-blanc. Le hangar bleu est plus récent.

La piste principale s’étire le long de la fine ligne verte horizontale, sous les deux gros bosquets d’arbres qu’on voit en arrière plan, à hauteur des hangars. Au pied des ces actuels bosquets étaient stationnés les Halifax de la 425 Alouette.

 

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Tholthorpe, à peu près à mi-chemin de la piste principale (6 000 pieds), vers l’ouest. On remarque que le béton a été enlevé en plusieurs endroits afin de permettre l’agriculture.

En plein centre, on distingue la « Ten Mile Hill », du haut de laquelle le regard s’étend sur 10 milles. Des ossements y ont été trouvés, datant probablement de la bataille de Myton, en 1319, un épisode de la Première guerre écossaise d’Indépendance.

Le village de Tholthorpe est aussi mentionné dans le Domesday Book, terminé en 1086, qui est un vaste inventaire du pays, ordonné par Guillaume le Conquérant, venu de Normandie et vainqueur sur Harold de la bataille de Hastings, en 1066.

 

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Tholthorpe, piste nord-est/sud-ouest, vers le nord-est

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Tholthorpe, extrémité ouest de la piste principale

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Tholthorpe, piste principale, extrémité est

Tholthorpe, Yorkshire.

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Il ne s’agit pas d’une pierre tombale (!!), mais de l’indicateur annonçant le village.

Tholthorpe, Yorkshire.

Tholthorpe airfield during the Second World War

La base aérienne disposait de trois pistes (d’une largeur équivalente à une autoroute de sept voies!): ouest/est (de gauche à droite ici) d’une longueur de 6 000 pieds, la plus utilisée; nord-ouest/sud-est, d’une longueur de 4 200 pieds; nord-est/sud-ouest, d’une longueur de 4 200 pieds. Les pistes étaient recouvertes d’une substance noire afin de les rendre plus difficilement repérables par les pilotes allemands. Il ne faut pas oublier que la gare de York a été bombardée pendant la guerre.

L’escadrille Alouette 425 était stationnée du côté nord de la base. Le village est en dehors de la photo, mais proche, au sud-ouest.

On distingue trois énormes hangars: d’abord les deux rectangles noirs, au nord-ouest et au nord-est, puis un troisième plein sud, pratiquement au milieu de la photo, parmi divers autres bâtiments de la base, dont plusieurs sont encore là. Parmi les hangars, seul celui du nord-est subsiste, toutefois.

Il est facile de se rendre à Tholthorpe. Un autobus s’y rend plusieurs fois par jour à partir de York, pour un périple d’une trentaine de minutes. Voir sur Google Earth pour l’état actuel de l’aérodrome. Les pistes de la base aérienne sont rongées par la végétation, mais, comme jadis, l’agriculture y est pratiquée.

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À droite, M. Geoffrey Wood, qui avait 13 ou 14 ans à l’époque où nos Alouettes s’envolaient à bord de leurs Halifax. Nous posons fièrement devant le drapeau de la RCAF, chez M. Wood. L’aérodrome est à 300 mètres derrière la ligne d’arbres, au troisième plan. Inutile de vous dire que M. Wood en a beaucoup à raconter, comme il a croisé beaucoup de nos héros qui lui donnaient, comme à tous les gamins du bourg, du chewing-gum et du chocolat!

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Le drapeau de la RCAF, chez M. Geoffrey Wood. Avant de le hisser, M. Wood m’a demandé quel drapeau je souhaitais voir claquer au vent. Quoique j’aie immédiatement pensé au drapeau du Québec, je me suis aussitôt ravisé, lui répondant que je ne pouvais faire abstraction de la RCAF, ce à quoi il acquiesça avec un sourire…

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Plaque commémorative, apposée sur un mur de la tour de contrôle. On peut y lire les caractéristiques techniques du bombardier Halifax MK III, les décorations reçues (awards earned), le nombre de sorties effectuées (3694!!), la durée de l’affectation à Tholthorpe de la 425 Alouette (décembre 1943 à décembre 1945) et le nom des donateurs qui ont permis la fabrication et l’installation de cette plaque.

 

plaque commémorative

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