Desmarais… et Laurent Dubois

Je sais que j’ai beaucoup écrit sur l’escadrille 425 Alouette depuis 2010, et je vais probablement continuer à le faire pendant encore longtemps, car beaucoup de personnes m’écrivent pour partager leurs souvenirs de guerre ou les souvenirs de guerre de ceux qui n’ont jamais pu en parler comme le témoignage du navigateur Pierre Gauthier dont le reste des souvenirs de guerre se poursuivra demain.

Pierre Gauthier navigateur

Je vous mets ici en reprise un billet écrit à la suite de ma rencontre avec Jacques Coco Morin dont j’ai abondamment parlé sur ce blogue. Je dois mes trois rencontres avec Jacques Morin à Laurent Dubois, un 3e cousin dont la mère portait le même nom de jeune fille que ma mère.

Larry Dubois

collection Eddy Dubois, frère de Larry Dubois

C’est ce qui m’avait intrigué quand j’avais consulté le Mémorial virtuel de guerre du Canada.

Il faut dire que ça ne me prend pas grand chose pour m’intriguer. Sans plus tarder, voici en reprise mon billet en date du 16 octobre 2011. Quand vous aurez terminé, je vous mettrai à la fin deux commentaires que j’avais reçus suite à mon billet… 

Vous comprendrez pourquoi je tiens à tant écrire.

logo escadron 425

Quand j’ai rencontré monsieur Morin vendredi, je lui ai parlé de mon petit cousin Laurent Dubois mort dans l’écrasement de son avion le 18 décembre 1944.

Laurent faisait partie d’un des équipages du 425 Alouette.

Je me demandais si monsieur Morin était basé à Tholthorpe à ce moment-là.

Il m’a parlé de son bon ami le pilote Desmarais et m’a raconté ceci.

C’était la dernière mission de Desmarais je pense.

Desmarais lui avait dit qu’il avait aussi peur à cette dernière mission qu’à sa toute première. 

Jacques Morin m’a dit que l’avion de son ami Desmarais qui était rempli d’essence et de bombes avait décollé puis s’était écrasé à quelques kilomètres de la piste.

Les yeux de monsieur Morin se sont soudainement remplis de larmes.

Le nom de Desmarais me disait de quoi, mais j’étais tellement absorbé par ce que monsieur Morin me disait sur son ami que je n’ai pas fait le lien…

Je n’avais pas cliqué pour ainsi dire.

Cliquez ici pour tout comprendre. 

Vous comprenez maintenant pourquoi Jacques Morin et moi sommes beaucoup plus liés que nous le pensions au départ…

Vous comprenez aussi pourquoi je tiens tant à écrire ce blogue sur cette escadrille.

Desmarais avait vu la mort de près le 4 octobre 1944… 

Le F/O J. Desmarais fut touché par la D.C.A., aile droite, portes de la soute à bombes et pare-brise endommagés. 

et aussi dans la nuit du 5 au 6 novembre 1944…

Le F/O J. Desmarais et son équipage, volant sur Halifax III MZ-621 code KW-O, fut touché par un salve de bombes incendiaires au-dessus de la cible. Il y avait des trous dans les ailes, les ailerons, la queue, les volets et les élévateurs. Un moteur prit feu à cause des conduites d’essence et d’huile. Tous revinrent sains et saufs à la base sur trois moteurs mais leur Halifax fut envoyé à la casse à cause des graves dommages subis.

Le 18 décembre 1944…

L’avion de Desmarais, rempli d’essence et de bombes, décolle puis s’écrase à quelques kilomètres de la piste.

Son équipage sombre dans l’oubli jusqu’au jour où je rencontre son ami Jacques Morin.


À la mémoire de

Lieutenant d’aviation
JOSEPH RAYMOND JEAN-MARIE  DESMARAIS
décédé le 18 décembre 1944

Service militaire :

Numéro matricule : J/87112
Âge : 24
Force : Aviation militaire
Unité :  Aviation royale du Canada
Division : 425 Sqdn.
Décorations et titres honorifiques :  Croix du Service distingué dans l’Aviation

Renseignements supplémentaires :

Fils de Urgel et Marie Louise Desmarais, de Sherbrooke, Province de Québec, Canada.
logo escadron 425
Fin du billet original
Commentaires laissés…

Bonjour Pierre,

j’ai rencontré et parlé à quelques reprises à M. Jean Cauchy qui était pilote dans la 425e en 1944-45 et dont l’avion a été abattu le 6/1/45(KW-E). Il fut fait prisonnier et interné au Stalag Luft 1 à Barth. Il a connu l’équipage Desmarais et a vécu l’écrasement de cet avion de très près car lui et son équipage était sur le tarmac lors de l’écrasement étant les suivants à décoller!!! Et c’était leur première mission!! Si tu veux l’appeler, il est d’accord pour te raconter.

Léon Laliberté

Je suis heureux de retrouver autant d’information concernant mon oncle Jean-Marie Desmarais mort le 18 décembre 1944. Je possède l’original de la photo prise l’ors de sa rencontre avec le du cardinal Villeneuve au moment où il était hospitalisé.

Suite à l’atterrissage d »urgence du Halifax en novembre 1944, il avait écrit à sa mère: « Tout le monde pleurait dans l’avion. Je leur ai dit : Mes petits enfants, ayez confiance, nous arrivons chez nous, » Concernant l’appareil lui-même, il lui écrira aussi: »Elle n’est plus bonne qu’à faire des casseroles. »

Claude Desmarais
Ottawa

Si vous avez des informations à partager concernant l’escadrille 425 Alouette, vous pouvez m’écrire.

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