Pierre Gauthier se raconte

Pierre Gauthier c’est lui.

Pierre Gauthier

Je ne l’ai jamais rencontré sauf grâce à l’Internet et à ceux qui ont partagé leurs souvenirs de guerre avec moi depuis 2010.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Pierre Gauthier était un navigateur sur Halifax. Il est probablement resté dans l’ombre toute sa vie, c’est pourquoi je veux vous en parler ici.

KW-Y Halifax

Ça c’est le bombardier sur lequel Pierre Gauthier était le navigateur. Cette photo vient de Romuald Pépin, le mitrailleur-arrière.

J’avais trouvé cette photo sur Internet.

Mon bon ami Richard vient de partager ce qui suit.

Bonjour Pierre,

J’ai fait une belle découverte hier soir en fouillant dans les archives du 425. J’ai un document de 10 pages écrit en 1962 par W/02 Pierre Gauthier navigateur dans l’équipage de Jacques Terroux  et tu devineras sans doute que M. Corbeil et son ami Pépin faisait aussi partie de cet équipage, une trouvaille assez surprenante. Il fait le récit d’une de ses missions, son enrôlement et son expérience pendant la WWII.

Si tu veux, je pourrais te faire une photocopie pour publication sur ton blogue si cela t’intéresse.

Échantillon d’une page  dans ce courriel

Bye

Richard

Richard, c’est Richard Girouard, un chic type. Il est recherchiste pour le musée de la Défense aérienne à Bagotville.

C’est lui qui avait partagé le document du 45e anniversaire du 425 Alouette.

livre du 45e

Il a découvert ce petit trésor.

récit P.Gauthier-1

 J’ai utilisé OmniPage, mon logiciel de reconnaissance optique de caractères, et ça donne ce qui suit.

1/10/41    – 31/10/41    – #1 I.T.S. Victoriaville
1/11/41    – 16/1141    – #20 E.F.T.S. Oshawa
17/11/41    – 15/1/42    – Trenton, Ontario
16/11/42    – 6/7/42    – #6 B & G Mountain View
7/7/42 – 27/9/42 – #5 I.T.S. Belleville
28/9/42 – 22/1/43 – #8 A.O.S. Ancienne Lorette
22/1/43 – Décerné le brevet de Navigateur

suivent – Halifax, Moncton, Camp Myles Standish aux États-Unis et embarquement à New York fin février 1943 bord du Queen Elizabeth (environ 15 500 passagers).

10/3/43 – Arrivé à Bournemouth où les affectations suivantes en Angleterre sont comme suit:
Whitley Bay dans le Northumberland où j’ai été hospitalisé à la suite d’un accident en combat commando. Une fois rétabli je reprenais mon entraînement en commençant par le #3 A.F.U. (Advanced Flying Unit) à Halpenny Green (Bobbington) sur avions Ansons. Une fois ce stage terminé vint le #23 O.T.U. (Operational Training Unit) à Atherstone près de Pershore et Stratford, sur les bi-moteurs Wellington. C’est durant ce stage que la formation de notre équipage s’est faite. Après l’O.T.U. un stage de deux semaines à l’école de combat de Dalton et ensuite le #1664 C.U. (Conversion Unit) à Dishforth dans le Yorkshire. Cette phase de l’entraînement, consistait à passer aux avions quadrimoteurs Halifax, où l’équipage maintenant se trouvait au complet avec l’acquisition de l’ingénieur de bord. Il y avait des envolées d’exercice de tout genre et on se familiarisait avec notre appareil car c’était à peu près celui sur lequel nous volerions à l’escadrille.

Le 3 mai 1944 nous arrivions à Tholthorpe et devenions membres officiels de l’Escadrille 425, « Alouette ».

Je crois qu’à ce point je vais présenter nos activités à l’escadrille par ordre chronologique de missions, mais avant j’aimerais donner les détails de l’équipage.

1. P/0 Jacques Terroux, pilote, Montréal
2. W/02 Pierre Gauthier, navigateur, Ottawa
3. F/Sgt François Bernier, bombardier, Ottawa
4. Sgt. Maurice Bernier, télégraphiste mitrailleur, Noranda
5. Sgt. Romuald Pépin, mitrailleur-arriere, St-Jean,P.Q.
6. Sgt. Paul Corbeil, mitrailleur-centre, Bonfield, Ontario
7. Sgt. Thomas Newton, ingénieur de bord, Bolton, Lance.

Sous le poids d’une majorité écrasante de langue française, notre ingénieur n’a développé qu’un seul complexe. Il refusait catégoriquement d’apprendre même un seul mot de français, mais reconnaissant que la possibilité de sauter en parachute pouvait se produire, je crois qu’il avait recherché, à notre insu, de connaître ce que serait le signal en français, d’ailleurs il n’était jamais loin de son parachute. C’était un chic garçon.

Les trois premières semaines à Tholthorpe se passèrent à l’exercice car le Halifax 3 était sensiblement différent à certains points de vue des Halifax 2 et 5 du Conversion Unit. Le 27 mai nos noms étaient affichés aux tableaux de missions et le « tour » commençait. Ici suit le compte rendu de chacune de nos missions.

À suivre…

4 réflexions sur “Pierre Gauthier se raconte

  1. I’ll be looking forward to it. (sorry it took long to answer, the translator wasn’t working so I shut down completely and rebooted.)

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s