Le Lancaster d’Eudore Marcoux – Prise 2

Le site de Richard Koval est de nouveau en ligne depuis hier, et je ne suis pas le seul à être excité.

Une petite surprise m’y attendait…

Un vieil ami de Jacques Morin.

Samson

site Bomber Group 6 de Richard Koval

collection Jacques Morin

Le pilote de Samson était Eudore Marcoux.

collection Jacques Morin

Je connais quelqu’un qui va être content de montrer cette belle photo de Lancaster à monsieur Morin. Parlant de surprise, Richard Koval m’a écrit et m’a envoyé deux photos du raid sur Wangerooge, la dernière mission de l’escadrille durant le Deuxième Guerre mondiale.

Hello Pierre. Thanks for the info. Something for you. The bomb camera photos from Marcoux and Paquette over Wangerooge April,1945

Regards, Richard

45042500 Wangerooge 425T

site Bomber Group 6 de Richard Koval

45042500 Wangerooge 425C

site Bomber Group 6 de Richard Koval

http://www.6bombergroup.ca/

Bonne nouvelle!

Le site de Richard Koval est de nouveau en ligne.

Lest We Forget

Richard commented…

Richard Koval has been found!

After a frustrating series of attacks on the 6 Group website, we had decided to give it a rest. We had 3 attacks in a very short period of time in which the site was infected with malware that infected the computers of our visitors. Not a nice situation at all. In the meantime our domain name expired and we couldn’t access it to renew as it was through our former host who was no longer interested in hosting as the malware was causing a lot of grief.

We are now live again at http://www.6bombergroup.ca. Thanks to everyone for the concern and kind words about the site.

Richard & Tee

Enjoy!

Click here to reunite with Bomber Group 6

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Georges Tremblay, un mitrailleur resté dans l’ombre

Il n’est pas facile pour un vétéran de raconter ses souvenirs de guerre. Je m’en suis encore rendu compte hier en visionnant le documentaire sur Charles Forbes.

Tous les vétérans que j’ai rencontrés depuis 2010 me l’ont confié. Certains ont préféré garder l’anonymat, d’autres m’ont permis d’en parler un peu sur ce blogue. Juste les bons moments.

Est-ce si important de vous parler ce matin de Georges Tremblay, un mid-upper gunner resté dans l’ombre. Je n’ai jamais rencontré personnellement Georges Tremblay, mais je vais vous dévoiler ici un secret militaire?

école de commando 2

Un secret qui date de 70 ans. Il l’avait confié à son ami Jacques Morin quand ils étaient tous deux à l’entraînement à Mont-Joli.

Georges Tremblay est bel et bien sur le tremplin de la piscine du No. 3 AGTS de Trois-Rivières. Je me demande s’il avait le vertige.

école de commando 2

J’ai reconnu Georges du premier coup en regardant les nombreuses photos de la collection de Jacques Morin.

école de commando 10

Georges est aussi sur cette découpure de journal qui était dans le scrapbook de Jacques Morin. Georges était originaire de Trois-Rivières.

Morin et Tremblay

Georges et Coco étaient des grands chumsIls firent leur entraînement ensemble à Mont-Joli où ils furent promus sergents-mitrailleurs. Jacques et Georges allèrent ensuite à l’école de commandos en 1944, puis ils se retrouvèrent sur le même équipage en Angleterre.

Eudore Marcoux 1

Coco Morin m’avait demandé de faire des recherches sur son bon ami George qu’il avait perdu de vue après la guerre. Ça n’avait rien donné sauf la découverte d’un acte de naissance d’un certain Joseph Lucien Louis Georges Tremblay, né le 1 juin 1925, dans la paroisse St-Philippe, à Trois-Rivières. Ce Georges était le fils de Daniel Tremblay et de Dormina Sévigny.

Si je n’ai rien trouvé sur Georges, en parlant de l’équipage de Marcoux sur ce blogue, j’ai eu des résultats.

Un petit commentaire sur le navigateur Montigny.

Puis une des filles du pilote Eudore Marcoux m’avait écrit un long commentaire.

Finalement des résultats plus qu’intéressants avec « Tarzan », le Flying Officer Ouellet, le bomb aimer de l’équipage de Marcoux. Sa fille m’avait écrit un commentaire, puis avait partagé tout ce qu’elle avait des souvenirs de son père.

Tout est sur ce blogue.

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Je mets tout sur ce blogue, sauf certaines anecdotes de monsieur Morin dont je ne parlerai jamais. On peut avoir une confiance aveugle en moi. Rien de croustillant comme anecdotes je vous l’assure. Coco Morin m’avait mentionné dans une rencontre le mal de l’air de Georges. Georges avait demandé à Jacques de ne rien dire sur son mal de l’air, car il ne voulait pas se retrouver comme general duty dans l’escadrille. Il voulait voler comme mitrailleur avec le reste de l’équipage.

Eudore Marcoux 2

Oups!

Je n’en dis pas plus. Rien de mal à révéler 70 ans plus tard ce secret militaire, le mal de l’air d’un mitrailleur qui tenait à servir dans l’escadrille 425 Alouette.

Coco m’avait dit de ne pas en parler et je viens de m’échapper. Ça restera secret entre nous. N’allez pas sortir ça à Denis Lévesque, car je vais tout nier.

Pour en revenir à Georges Tremblay, il a probablement gardé ses souvenirs de guerre pour lui tout comme Coco l’avait fait pendant 66 ans avant de rencontrer par hasard Jacques Gagnon, le neveu d’Eugène Gagnon.

Personne dans l’entourage de Georges n’a dû se douter de son mal de l’air et de ses sept missions comme air gunner sur Handley Page Halifax III, et pourquoi Georges était devenu plus nerveux qu’avant son enrôlement dans l’Aviation royale canadienne.

IMG_0117

Monsieur Morin m’a confié qu’à son retour de la guerre, le médecin lui avait dit qu’il souffrirait des séquelles de la guerre vers 40 ans. Le médecin avait eu raison. C’est pour ça que j’avais trouvé monsieur Morin nerveux et anxieux quand je l’avais rencontré la première fois. Il a par la suite savouré nos deux autres rencontres. Il savait qu’il était en bonne compagnie, et moi aussi d’ailleurs.

N’allez pas croire que j’aime monsieur Morin juste pour boire son Sheridan’s.

 

Sheridan's

Coco m’a aussi parlé du flight engineer dont j’ai peu parlé sur mon blogue, et de sa soeur, la belle fille sur cette photo.

Miss West

Encore rien de croustillant au sujet de cette belle fille.

Le Flight Sergeant West, le flight engineer de l’équipage d’Eudore Marcoux, était le fils d’un amiral anglais. Personne n’est jamais entré en contact avec moi au sujet du Flight Sergeant West ou de sa soeur. Dommage, car elle avait écrit un beau poème au sujet de Coco…

To Cuckoo

Maintenant les fameux tickets.

tickets

Finalement, je pense que c’était important de vous parler de Georges, un petit de Trois-Rivières, et de son mal de l’air.

Vous avez des choses à partager, vous pouvez m’écrire en utilisant la section commentaires ou en remplissant ce formulaire. Quant à moi, je vous reviens lundi prochain, le temps de vous laisser lire d’autres billets sur ce blogue dédié aux Alouettes.

Potez 63-11… la suite se fait attendre

225e billet sur ce blogue dédié aux Alouettes.

Ça doit se fêter non!

logo escadron 425Ce n’est pas grave si la suite de l’histoire du Potez 63-11 se fait attendre, car j’ai des lectrices et des lecteurs fidèles sur ce blogue.

Potez

Il faut être fidèle pour arriver à me suivre même pour une histoire d’un avion de reconnaissance de l’Armée de l’Air.

Je ne vous invente pas d’histoires, même celle du câble.

Monsieur Morin m’avait bel et bien raconté son anecdote comme ça en 2011: il avait lâché le câble et avait eu une paire de baffes. 

Bof… la mémoire a dû lui jouer un tour c’est tout. Il n’est le premier vétéran à avoir mêlé ses souvenirs de guerre.

Pour en revenir au Potez 63-11,  je voudrais bien vous mettre la photo d’un aviateur de l’escadrille Alouette qui aurait probablement rencontré ces deux aviateurs français dont les noms étaient écrits au verso de la photo, mais je préfère attendre le signal de mes collaborateurs.

Je peux déjà vous révéler que le nom du sergent chef René Souillard est inscrit sur une plaque commémorative d’une église dans une commune française et que j’ai déjà établi des contacts. Ils n’ont aucune autre information sur cet aviateur.

Une autre histoire à suivre.

J’ai appris depuis 2010 qu’il faut mieux attendre le bon moment avant d’écrire une histoire ou de raconter une anecdote. Disons que j’ai appris à contrôler ma passion même si ça ne parait pas trop, du moins sur ce blogue.

Ma passion pour l’aviation a commencé quand j’avais 10 ans, soit en 1958. Cette passion dévorante ne connaîtra probablement jamais de fin tout comme ma passion dévorante d’écrire des blogues.

Je dois donc me résigner.

Ceux qui sont vraiment des passionnés pour un sujet comprendront mes deux passions, en fait trois…

Je m’étais amusé un peu en décembre dernier et j’avais crée, pour mon plaisir, un nouveau blogue. Juste pour m’amuser. Je l’avais intitulé My Forgotten Hobby, mon passe-temps oublié. Il est en anglais, et je ne ferai pas une version française.

Ce billet raconte ma première passion.

Vous pourrez lire le reste du blogue, mais rien ne vous y oblige. Il vous explique les origines de ma passion pour l’aviation qui date de ma tendre enfance et pourquoi j’écris tant sur des souvenirs de guerre depuis 2009.

Tout ce petit préambule pour vous dire que je n’ai jamais construit de modèle réduit du Potez 63-11, et que je résiste à la tentation d’en acheter un et de  l’ajouter à ma collection de modèles réduits qui languissent dans leurs boîtes depuis une bonne vingtaine d’années (des photos des boîtes sont visibles sur mon blogue My Forgotten Hobby).

Pour tout vous dire, je ne connais pas grand chose des avions français de la Deuxième Guerre mondiale. J’en connais beaucoup par contre sur un aviateur français qui avait volé dans les Forces françaises aériennes libres en Angleterre.

C’était mon héros de jeunesse dont j’ai lu le livre une bonne dizaine de fois… Bon disons 5 fois.

Pierre Clostermann, je n’ai pas eu à l’immortaliser sur mon blogue Souvenirs de guerre, mais je l’ai fait pour un autre pilote que j’avais rencontré sur mon chemin de Damas en 2012: un pilote de Spitfire qui était à Dieppe en 1942 et que j’ai rencontré en 2012.

Cliquez si ça vous tente de connaître l’histoire…

L’anecdote est intéressante et j’en ai même fait un petit documentaire video maison intitulé The Best Kept Secret on the West Island.

À vous de le trouver.

Un petit conseil… cliquez sur tous les hyperliens sur votre chemin de Damas. Comme je vous reviendrai seulement lundi prochain, vous aurez tout le loisir de visionner mon documentaire video.

Coup de théâtre

« Personne n’a jamais su que c’était moi. »

Oups!

Jacques Morin l’a dit hier à Jacques Gagnon qui vient de me l’écrire.

« Personne n’a jamais su que c’était moi. » lui a-t-il dit.

En plus, il n’aurait pas lâché le câble, mais bel et bien coupé…!

Est-ce bien important de vous dire ceci?

Pas tellement finalement, car je sais pour l’essentiel que Jacques Coco Morin n’a pas menti sur ses souvenirs de guerre.

Il tenait surtout à rendre hommage à son équipage et puis raconter avec humour ses bons souvenirs de guerre. Il avait annoté ce petit livret donné aux recrues lors de leur entraînement.

Complètement savoureux comme petits commentaires.

3AGTS ou No. 3 Aircrew Graduate Training School

Vous ne trouverez pas grand chose sur Internet en rapport avec le No. 3 Aircrew Graduate Training School où s’était entraîné Coco Morin, notre joueur de tours de l’escadrille 425 Alouette.

école de commando 1

Collection Jacques Coco Morin

La vérité va maintenant sortir au grand jour et des vétérans qui se trouvaient à cette école de commandos en 1944 vont finalement découvrir l’auteur d’un des tours pendables qu’on leur avait joué.

70 ans, c’est long en titi pour connaître enfin la vérité…

DSC02353

Coco Morin arborait un grand sourire en 2011 quand il m’avait raconté cette anecdote. Il ne s’était pas entraîné à jouer des tours au No. 3 Aircrew Graduate Training school, il était déjà passé maître bien avant.

Avant de vous en parler, je vais vous mettre toutes les photos que j’avais numérisées avec Jacques Gagnon en 2011. Elles sont inédites comme le sera l’anecdote.

Avant de vous mettre les photos, question de vous faire languir encore plus, voici le peu de choses glaner sur Internet lors de mes recherches sur cette école de commandos. Ces informations sont importantes pour comprendre ce qu’on faisait à cette école de commandos.

Ce qui suit était sur un forum qui se trouvait sur le site officiel de la RAF et qui n’est même plus accessible. J’ai trouvé cet échange archivé…

3AGTS

Hello All,

Could someone please tell me where 3AGTS was based in Canada in June 1944 and what type of aircraft it operated?

Also, did the acronym AGTS stand for Air Gunners Training School – or was this possibly just an abbreviated version of AGGTS (Air Gunners Ground Training School – in which case no aircraft involved?).

TIA,

Errol

RE: 3AGTS

G’day Errol

It could be No. 3 Aircrew Graduate Training School at Three Rivers, (Trois Rivieres) Quebec. It operated from January to December 1944.

Cheers…Chris

RE: 3AGTS

Hi Errol

A.G.G.T.S. – Air Gunners Ground Training School

Cheers…Chris

RE: 3AGTS

Kia Ora Chris,

Aircrew Graduate Training School is a new one on me. It would tie in with my query, however, as the chap concerned had just graduated as a pilot on 21 Apr 44 at 9SFTS, Centralia, Ontario. Any idea as to what type of training took place at the AGTS? My man was there from 5 Jun 44 until posted to 1 Y Depot 23 Aug 44 preliminary to crossing the pond for the UK.

Cheers,

Errol

RE: 3AGTS

G’day Errol

The R.C.A.F. organized four Aircrew Graduate Training Schools in 1944. They taught a commando style course that was supposed to toughen the chaps up before they headed overseas. The course lasted three weeks. Various subjects were taught with a strong emphasis on physical training. Of all the exercises conducted at No. 3 A.G.T.S. Three Rivers, Quebec, perhaps the most realistic was the one known as the ‘Dutch Exercise’. This required the students to crawl along while live weapons fire whizzed by above them. Additional physical workouts were carried out at the docks which involved loading ships with grain destined for England.

Cheers…Chris

RE: 3AGTS

Thanks for that, Chris.

One way to take all the fun out of flying!

Cheers,

Errol

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Bon, j’espère vous avez compris maintenant ce qu’on faisait au 3AGTS.

Maintenant les photos de Coco Morin à cette école de commandos.

L’anecdote n’était pas si drôle que ça finalement, en tout cas pas pour les gars qui montaient en tenant la câble que tenait en haut notre Coco national.

DSC02353

Il l’avait lâché pendant que les gars grimpaient.

Mal lui en prit, car les gars ne l’avaient pas trouvé drôle et lui avaient servi une paire de claques sur la gueule… (une paire de baffes pour mes amis Français qui lisent mon blogue).

Coco m’a-t-il raconté des sornettes (conter une pipe pour mes amis Québécois)?

Aucune chance, je l’aurais facilement démasqué.

Vous avez des anecdotes à partager?

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