Bourg Léopold – Les faits

Pour en savoir plus sur la mission de Bourg Léopold à laquelle le 425 avait participé

Souvenirs de guerre

Pour les rendre disponible sur les moteurs de recherche, voici la reconnaissance de caractères optiques de ces deux pages.

Bourg-Léopold 001

Bourg-Léopold 002

(Auteur du document: Nicolas Clinaz)

Les faits
Trois mois avant le débarquement des forces alliées en Normandie (le 6 juin 1944), le Bomber Command se voit confier la mission de neutraliser les voies de communication situées dans les pays occupés, essentiellement en France et en Belgique. Ces raids de bombardement tactique s’inscrivent dans le cadre de la Transportation Campaign.
Jusqu’alors l’activité principale des bombardiers de la R.A.F. consiste à attaquer des objectifs stratégiques (villes industrielles) pour la plupart localisés en Allemagne.
Après le tristement célèbre raid de Nuremberg (nuit du 30 au 31 mars 1944), la quasi
totalité des missions du Bomber Command est constituée de raids tactiques dont les
cibles potentielles (gares de triage, voies de communication, camps d’entraînement,
dépôts, aérodromes, etc.) se situent à faible portée des bases britanniques. Ces
objectifs sont également moins…

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Bourg Léopold – Qui est Nicolas Clinaz?

Au sujet de l’auteur

Souvenirs de guerre

Voici la transcription du texte que l’on retrouve dans les premières pages du document de Nicolas Clinaz.

En faisant la reconnaissance de caractères optiques par un logiciel spécialisé, cela nous permettra de rendre accessible tout le document de 57 pages par les divers moteurs de recherche sur Internet.

Bourg-Léopold 005-1

L’auteur

Né le 18 février 1979 à Nivelles, Nicolas CLINAZ se passionne pour l’Aviation depuis son enfance. Membre de la Belgian Aviation History Association, A.S.B.L. qui se consacre à la préservation du patrimoine aéronautique en Belgique (site internet : http://www.baha.be), il s’oriente depuis une dizaine d’années dans la localisation et l’identification de sites de « crashes » d’avions datant de la Seconde Guerre mondiale. Ces recherches se concrétisent, parfois, par la découverte d’épaves d’avions et d’aviateurs portés disparus à la suite de ces tragiques événements.

A titre d’exemple citons :
– participation, en septembre 1997, à la récupération du Halifax III LW682, du 426

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Bourg Léopold – « C’est arrivé au-dessus de chez vous… »

Monsieur Corbeil faisait partie de ce raid sur Bourg-Léopold. C’était sa 2e mission. Il n’aurait jamais dû en revenir. Il en a fait 35 autres, puis il a retrouvé les siens.

Souvenirs de guerre

De la plume de Nicolas Clinaz, un document de plus de 50 pages relatant un événement au-dessus de la Belgique le 28 mai 1944.

Avec la permission de l’auteur, je publierai toutes les pages d’ici le 11 novembre en hommage aux quatorze aviateurs.Bourg-Léopold 002

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  Bourg-Léopold 006Bourg-Léopold 007Bourg-Léopold 008

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Don’t give me no bullshit!

Monsieur Corbeil m’a dit ça lors de notre dernière rencontre.

Don’t give me no bullshit!

Pas à moi…

C’est son Section leader qui disait ça aux aviateurs à propos des logbooks qu’il vérifiait.

page du logbook de juin 1944

 Certains ajoutaient des notes aux missions antérieures.

Pas réglementaire du tout!

Jean-Paul Corbeil ne l’a jamais fait.

Jean-Paul Corbeil n’a jamais été décoré de la D.F.C. pour ses 37 missions durant la guerre,

Il aurait dû.

DFC

Il se compte chanceux par contre d’être revenu sans égratignure de ces 37 missions.

A-t-il eu peur? Je lui ai demandé.

Jamais!

Quelques appréhensions tout au plus.

Il avait pleine confiance dans son équipage.

équipage de Jean-Paul Corbeil

Je vais essayer de me rappeler de tout ce qui m’a dit ce mardi après-midi 

Une rencontre de deux heures que j’ai dû écourter. Monsieur Corbeil, fatigué lorsque je suis arrivé, tenait quand même à me rencontrer et à raconter ses souvenirs de guerre.

Un vrai vétéran.

Une précieuse page

page du logbook de juin 1944

Je l’avais dans mes dossiers.

Je ne m’en souvenais plus.

Monsieur Corbeil me l’avait numérisée.

page du logbook de juin 1944

On voit les missions 4 à 12.

Ça me suffit amplement, car je ne veux pas vous ennuyer avec mon devoir de mémoire.

La page avant celle-ci est celle de la fameuse mission sur Bourg Léopold.

Vous vous rappelez?

Il n’aurait jamais dû revenir de cette mission.

Jean-Paul Corbeil

Son équipage non plus…

équipage de Jean-Paul Corbeil

Ni toutes les photos prises par le navigateur Pierre Gauthier avec sa petite caméra que son oncle Yousuf Karsh lui avait donnée.

Sans le sang-froid du mitrailleur arrière Romuald Pepin et du pilote Jacques Terroux, ces aviateurs seraient morts au champ d’honneur puis auraient sombrés dans l’oubli.

Les 37 missions de Jean-Paul Corbeil

J’ai parlé à monsieur Corbeil de ma petite rencontre au Air Show de Gatineau avec Jack McLean, mid-under gunner dans l’escadrille 415 Swordfish.

DSC06416

32 missions without a scratch…

Monsieur Corbeil avait connu un mitrailleur du même nom. J’ignorais que Jean-Paul Corbeil avait été aussi un mid-under gunner en plus d’avoir été un mid-upper gunner.

C’était dans son logbook.

W Gunner!

Il m’a tout raconté.

J’aurais dû m’en douter en regardant cette photo que j’avais numérisée de son scrapbook en 2010.

Jean-Paul Corbeil, mitrailleur tourelle dorsale, et Pierre Gauthier, navigateur

Jean-Paul Corbeil (mitrailleur) et Pierre Gauthier (navigateur)

Je n’avais jamais remarqué la tourelle ventrale et sa mitrailleuse. Je pensais que c’était la coupole d’un radar.

mid-under station

On a bel et bien une mitrailleuse de calibre 0.50 (12,7 mm).

mid-under station 1

mitrailleuse

Je n’avais jamais eu le courage de demander cette question à monsieur Corbeil lors de mes neuf dernières rencontres. 

Jean-Paul Corbeil 1

37 missions without a scratch…

Avez-vous déjà eu peur lors de vos 37 missions?

30 octobre 1944, la suite: Prise 2

Note

Suite de mon article au sujet du pilote de Spitfire tué à Ottawa le 30 octobre 1944.

Début

Nous sommes à Ottawa.

Flying Officer Jean-Paul Corbeil est de retour au Canada.

Il est avec d’autres aviateurs, et chacun veut appeler sa famille pour annoncer leur retour…

Un des aviateurs est un aviateur qui a volé sur des Spitfires.

Monsieur Corbeil ne se rappelle que son prénom : Bill… William.

Il a reçu la DFC avec une barre. Bill a donc été décoré deux fois.

Bill aussi veut appeler sa famille, mais toutes les boîtes téléphoniques sont utilisées et chacun doit attendre son tour. Une boîte se libère de l’autre côté de la rue. Bill traverse pour donner un coup de fil à sa famille…

On peut s’imaginer la joie. Bill a survécu à la guerre et rentre chez lui.

La joie sera brève.

Le pilote de Spitfire en traversant la rue fut heurté par un tramway.

Il est mort sous les yeux de monsieur Corbeil.

Fin