Le logbook de Jacques Morin: 3e partie

Quand j’ai rencontré monsieur Morin la première fois, il me parlait tout le temps du Lancaster.

J’étais un peu perplexe.

Je ne comprenais pas, car l’escadrille Alouette avait volé seulement sur des Halifax lors des deux dernières années de la guerre. Ce n’est qu’au mois de mai 1945 que l’escadrille Alouette s’était convertie sur des Lancasters.

Je ne comprenais pas pourquoi il tenait tant à parler du Lancaster et si peu du Halifax.

J’ai finalement compris qu’il n’avait pas inventé ça et qu’il avait volé sur Lancaster bien avant le mois de mai 1945.

C’est en lisant son précieux logbook que j’ai trouvé pourquoi il tenait tant à en parler.

 

Dans cette prochaine page, on voit que l’entraînement de Jacques Morin se poursuit toujours au No. 22 O.T.U., avec les mêmes dangers qui guettent les aviateurs à l’entraînement comme je le mentionnais la dernière fois.

Jacques Morin vole avec le Sergent Marcoux lors de la deuxième mission d’entraînement. C’est sans doute Eudore Marcoux sinon ça serait une sacré coïncidence.

On vole toujours sur Wellington, probablement le Mk III.

On remarque qu’il est rear gunner. Il le restera jusqu’à la fin de la guerre.

Ici Jacques Morin est dans la tourelle arrière du Lancaster de Marcoux en mai 1945, du moins je pense qu’on est en 1945.

Cette photo fait partie de sa collection personelle.

Jacques Gagnon, le neveu d’Eugène Gagnon, avait écrit un beau texte à partir de cette photo.

Prochaine page du logbook… Son séjour à Strafford est maintenant terminé.

Assessment… Average. On voit ses heures de vol à droite. Une centaine d’heures.

Toujours vivant, Jacques Coco Morin arrive ensuite au No. 1666 C. U. Wombleton.

C’est une Conversion Unit. Premier vol sur un Lanc (Lancaster), code ND-W.

On est le 9 février 1945.

Le lendemain, c’est le premier vol d’Eudore Marcoux sur le Lancaster ND-E.

Je le sais, car les premiers vols d’un nouveau pilote étaient toujours faits avec un pilote expérimenté, le nouveau pilote étant le second pilote… 

La même journée, le premier vol en solo d’Eudore Marcoux sur le même Lancaster. On voit Initial Solo  à droite.

On voit ensuite les vols d’entraînement toujours sur Lancasters: ND-T, ND-D et QY-E.

2 ENG FLYING vol sur 2 seuls moteurs

3 ENG LANDING atterrissage sur 3  moteurs

3 ENG FLYING  C+L vol sur 3 moteurs

On a ensuite en rouge deux vols de nuit. Le premier vol de nuit se fait avec un pilote expérimenté aux commandes. Eudore Marcoux fera le 2e vol seul avec tout son équipage.

Les équipages qui arrivaient de Stratford passaient du Wellington Mk III aux Halifax…

C’est ce que je pensais l’année dernière quand j’ai rencontré monsieur Morin.

Pourtant on voit bien Lanc (Lancaster) dans le logbook. Y avait-t-il une erreur dans le logbook? Si le 425 devait voler sur des Halifax, il ne servait à rien d’entraîner les équipages sur Lancaster.

Du moins c’est ce que je pensais.

On trouve peu d’informations sur Internet sur cette unité de conversion.

Station history

Wombleton opened in 1943 as a sub-station of RAF Topcliffe. It was part of RAF Bomber Command‘s No. 6 Group RCAF, and along with the main station at Topcliffe and the station at Dishforth, was designated part of No 61 (Training) Base. In November 1944, No 61 Base was transferred to No 7 (Training) Group and it was renumbered No 76 Training Base. No 1666 Heavy Conversion Unit (HCU) was the first unit to move to Wombleton. Aircrew who were originally trained on twin-engined aircraft such as Wellingtons or Whitleys received conversion training on heavy four-engined bombers such as the Halifax or Lancaster. No 1666 HCU remained at Wombleton until the end of the war. The RAF took over the station and stayed for several years.

On indique que les deux types d’appareils, le Lancaster et le Halifax y furent utlisés.

Page suivante du logbook…

Toujours sur Lancaster…!

Mystère.

Seul le  logbook d’Eudore Marcoux pourrait nous éclairer, à moins que…

Jacques Morin aurait fait une erreur dans son logbook.

Halifax à Wombleton

Lancaster à Wombleton

Lancaster à Wombleton

9 mars 1945…

Jacques Morin arrive au 425.

On voit bien maintenant qu’il vole sur Haly… Halifax, code KW-W.

Jacques Morin aurait donc fait tout son entraînement sur Lancaster au No. 1666 Conversion Unit. J’en ai maintenant la certitude.

Jacques Coco Morin devait bien savoir la différence entre les deux appareils, c’est évident. 

3 réflexions sur “Le logbook de Jacques Morin: 3e partie

  1. Bonjour,

    J’ai du matériel écrit à vous proposer pour votre blogue. Le matériel touche la 9e EBT de Mont-Joli.

    RF Côté

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