Corbille et Pep

Ces deux aviateurs faisaient partie du même équipage. Tous les deux faisaient partie de l’escadrille 425 Alouette.

Voici l’équipage de Terroux, le pilote du Halifax.

Monsieur Pepin a laissé un témoignage sur ce site Internet

On y retrouvait ces photos.

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C’est cette photo qui a attiré mon regard…

Ce sont tous des aviateurs du 425 décorés de la DFC.

L’escadrille 425 Alouette était la seule unité de l’ARC qui était canadienne-française.

Si vous avez des choses à nous raconter, laissez-moi un commentaire et je vous contacterai.




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La fameuse tourelle ventrale du Halifax

Voici une photo montrant la tourelle ventrale du Halifax.

Jean-Paul Corbeil, mitrailleur, et Pierre Gauthier, navigateur

Jean-Paul Corbeil m’a confié qu’on ne voyait pas grand’ chose quand on était à ce poste dans un bombardier Halifax. La tourelle était dotée d’une mitrailleuse de calibre 0.50.

mitrailleuse

Monsieur Corbeil et moi sommes allés rendre visite à monsieur Pepin, le mitrailleur arrière de l’équipage de Jacques Terroux.

Monsieur Pepin avait cette photo…

Mais elle était en haute résolution.

Romuald Pepin et Jean-Paul Corbeil m’ont parlé de leur mission sur Bourg Léopold en Belgique. Je ne savais rien de cette mission. C’est lors de cette première mission que monsieur Pepin a reçu sa DFC.

Corkscrew starboard…

Corkscrew port…

corkscrew

Le Halifax avait été attaqué par des chasseurs allemands.

Voici la citation de la DFC de Romuald Pepin…

PEPIN, P/O Joseph Romuald (J89008)

– Distinguished Flying Cross

– No.425 Squadron

– Award effective 6 January 1945 as per London Gazette dated 19 January 1945 and AFRO 508/45 dated 23 March 1945.

Born 1919 in Farnham, Quebec; home in Iberville, Quebec (taxi driver); enlisted Montreal, 22 August 1939.  Trained at No.9 BGS (graduated 17 September 1943).  Commissioned 1944.  Medal presented in Montreal, 25 November 1949.  No citation other than « completed …numerous operations against the enemy in the course of which [he has] invariably displayed the utmost fortitude, courage and devotion to duty. »  DHist file 181.009 D.1730 (PAC RG.24 Vol.20607) has recommendation for a DFM, dated 10 October 1944.  He was then a Flight Sergeant who had flown 35 sorties (171 hours 15 minutes):

Flight Sergeant Pepin, a rear gunner on a Halifax bomber, has just completed a tour of operations over enemy country.  He has bombed the heavily defended targets of Wesseling, Hamburg, Stuttgart, Kiel, and Wanne Eickel.

Throughout his whole tour of operations, Flight Sergeant Pepin has exhibited exceptional skill as an air gunner and coolness in the face of the enemy.

On May 27th, 1944, after having attacked a target with great success on Bourg Leopold, Belgium, the bomber was attacked by enemy aircraft.  Flight Sergeant Pepin sighted the enemy and displaying exceptional keenness, this rear gunner gave evasive action to the captain, thus undoubtedly saving his bomber from destruction.

His presence of mind coupled with a keen sense of timing have been responsible for the safety of this crew on more than one sortie.

Alouette…

Romuald Pepin

J’ai trouvé ceci sur Internet…

KW-Y Halifax

Cliquez ici

Notre entraînement consistait à tirer sur les Fairey Battle [appareil d’entraînement] comme j’avais dans ma main toute à l’heure, il y avait un « drogue », ils l’appelaient en anglais [une cible pour l’entraînement au tir], un grand chausson qui avait à peu près 30 pieds de long et puis c’est là-dessus qu’on tirait. Après que l’exercice était fini, ils étudiaient ça pour voir le pourcentage qu’on avait eu dans notre tir. Alors ça commençait comme ça. On avait fait notre « ground school » [enseignement au sol] qu’ils appellent à Québec et puis après ça, le «air school »[école de l’air] c’était à Mont-Joli. «No. 9 B and G School ». Tout était en anglais dans ce temps-là, c’était le «Bombing and Gunnery School » (école de bombes et d’artillerie). Alors, on a fait notre entraînement à Mont-Joli – de l’air – avant de recevoir nos ailes. Moi j’étais mitrailleur, j’avais une aile de mitrailleur. C’est le 17 septembre 1943 que j’ai reçu mes ailes.

À Bournemouth, c’était un lieu de rassemblement avant d’être dirigé vers nos postes respectifs parce qu’il n’y avait pas seulement des Canadiens à Bournemouth, il y avait des Australiens et des Nouveaux-Zélandais, etc. C’est là que j’ai eu connaissance que la guerre était commencée parce que évidemment les repas duraient très, très longtemps [ce qui permettait de constater le grand nombre d’aviateurs rassemblés pour participer à la guerre]. Il y avait un parc à Bournemouth, station balnéaire, il y avait un parc puis les premiers qui avaient fini des fois ils allaient s’asseoir là parce qu’on n’avait pas de lecture ou rien, c’était un lieu de rassemblement. Sur l’heure du midi, comme la France était occupée dans ce temps là par l’Allemagne, il y avait un ou deux avions, on prétendait qu’il n’avait que deux mais il y avait peut-être plus, ils avaient le système radar en Angleterre mais en bas de mille pieds, c’était facile pour les avions de chasse de ne pas être détectés par le radar. Ils avaient tué 20-25 personnes dans le parc, ils appelaient ça du «ground strafing » [mitraillage au sol]. Le temps que les avions partaient, il y avait déjà un bon bout de fait. Alors, c’était ma première expérience de la guerre si vous voulez.

Il y avait un ministre de l’Air qui était un député à Québec, son nom était C.G. Power. Évidemment, comme il y avait beaucoup de Québécois et Canadiens, ils ont fait pression sur lui pour qu’il organise une escadrille canadienne-française ou canadienne si vous voulez. Alors, au bout d’un certain temps, ça a été accepté puis l’escadrille des Alouettes 425, moi j’étais là, a été fondée en 1942 à Dishforth, dans le Yorkshire toujours. Eux autres les premiers qui s’étaient enrôlés là, ils ont été faire la guerre en Tunisie, en Italie, beaucoup d’avions. Moi je ne suis pas allé, j’ai rejoint l’escadrille après la guerre d’Italie, El Alamein… Je les ai rejoint en Angleterre et puis on a commencé à bombarder la France, la Belgique, la Hollande, l’Allemagne. On bombardait surtout les points stratégiques; les puits d’huile, les centres de chemin de fer pour pas que la munition ne leur arrive en France, parce que la France était occupée à ce moment là. Quand on allait bombarder, on était sept membres. Le «bomb aimer », le bombardier, qui ouvrait les portes à peu près 10 minutes avant l’objectif. C’était très dangereux parce que c’était des bombes incendiaires de 500 livres chacune. Je ne sais pas si vous avez vu dans ce que j’ai amené. De toute façon, alors, pendant ces 10 minutes là on avait le feu en bas qui montait 85 mm et puis qui était pas mal juste. On avait les avions ennemis en plus de ça et on avait notre cargaison de bombes qu’il fallait jeter aux bons endroits. Parce qu’il y a des gens qui disaient, vous auriez pu laisser tomber ça avant ou après. Non, parce que quand les bombes se lâchaient, on avait une caméra qui était scellée dans l’avion. Une caméra qui donnait, en revenant, c’était des officiers spéciaux, puis il ne fallait pas toucher à ça jamais, mais c’était en étudiant où les bombes avaient été lâchées, qu’ils savaient quel dommage avait été fait.

Je vous en reparle…

Alouette