À la douce mémoire…

Pierre Lagacé:

Pour ne jamais oublier…

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aviateur Piché

Pour faire suite au commentaire de Michel Piché…

Voici la photo dont il parlait.

Bonjour,  

Voici une photo du cardinal Villeneuve donnant la communion à mon oncle Fernand Piché, membre de l’escadrille des Alouettes, mort lors d’une mission au-dessus de Hanovre le 5 janvier 1945.

 
Le pilote de l’appareil était nul autre que Jean Cauchy. Pour la petite histoire, grâce à internet et Pierre Lagacé, j’ai pu communiquer en 2012 avec Jean Cauchy….67 ans après les faits. Incroyable! Internet fait des miracles.

Le 12 novembre 2012, j’ai appelé Jean Cauchy à Québec, lui annonçant que j’étais le neveu de Fernand Piché. Une semaine plus tard, Je débarquais chez lui avec tous les documents que je possédais sur ce membre d’équipage, Fernand, qui était aussi un de ses bons amis.

Il savait que Fernand avait pu s’échapper en parachute du Halifax en flammes, mais qu’il était ensuite décédé. Ce…

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Jean Cauchy se raconte

SOURCE
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L’expérience la plus dure que j’ai vécue c’est quand je me suis fait descendre. La mission était à Hanovre [Allemagne]. Avant chaque mission on se rassemblait tous les équipages et on s’enfermait dans une pièce. Ils nous disaient, « Ce soir vous allez bombarder Hanovre ». Les officiers qui étaient là nous disaient à quelle hauteur nous devions voler rendu à telle hauteur vous tournez à droite, un autre degré, une autre direction, et ainsi de suite… [on] zigzaguait. Sans rentrer trop dans les détails, l’avion qu’on m’a donné ce soir là avait vu beaucoup de missions. J’ai hésité quand j’ai vu cet avion-là. Même après le test, comme on faisait avant de partir, on faisait l’inspection du bombardier. On faisait partir le moteur et ainsi de suite. On montait, il commençait à faire noir. J’ai remarqué que le tuyau d’échappement intérieur gauche rougissait. C’était la noirceur totale en Angleterre, en Allemagne, partout, pendant la guerre. Donc si vous allumez une allumette à 18 000 pieds ils vont vous voir en bas. Et maintenant j’avais mon tuyau d’échappement! J’ai averti l’équipage. Vigilance et vigilance ! Il n’était pas question de retourner.. En vol on laissait tomber des plaquettes de métal pour brouiller le radar des Allemands. Mais étant visibles, ça ne nous aidait pas du tout. J’ai eu un pressentiment et j’ai serré les courroies de mon parachute. Parce qu’on desserrait les courroies pour ne pas rester assis dessus pendant tout le vol. Aux contrôles, cela devenait très irritant à la longue. Mais j’ai eu un pressentiment et j’ai serré mon parachute. J’ai averti les mitrailleurs, disons que quatre ou cinq minutes avant d’arriver à la cible. On voyait les fusées en bas, nous étions très près de la cible. Soudainement à gauche – disons à dix heures sur votre montre, ou environ 345 degrés peut-être – un chasseur est arrivé. On ne le voyait pas, mais il a laissé tomber des fusées blanches, des fusées-parachute en ligne devant nous, cinq ou six, et ça descendait lentement. J’étais ébloui. On ne l’a jamais vu, le chasseur. Soudainement l’avion a sursauté. La DCA [défense contre-aérienne] a éclaté en dessous. J’avais toutes mes bombes, et on a été soulevé comme une feuille de papier. Je n’exagère pas. On a monté de plusieurs pieds. Les instruments étaient tous à l’envers. Quelques secondes après, le chasseur a tiré dans nos réservoirs à essence et l’avion a pris feu immédiatement. Tout le monde a sauté et ensuite il restait juste moi. J’ai manqué d’oxygène pendant ce temps là. J’ai eu un peu de difficulté à sortir. Quand on manque d’oxygène nos gestes sont beaucoup plus lents. Finalement, j’ai atteint la trappe par laquelle nous sortions à l’avant. Les mitrailleurs avaient eu de la facilité à sortir. Je suis sorti de peine et de misère. Je me suis fait descendre le 5 janvier, 1945, en plein hiver. Nous étions dans le centre de l’Allemagne à Hanovre, qui était presque en ligne avec Berlin. Les Alliés n’avaient pas encore traversé le Rhin. Les Russes avaient avancé, mais ils étaient encore loin. C’était mon devoir d’essayer de me sauver. Je me suis dirigé vers le nord, vers Amsterdam. J’ai marché, car il n’était pas question pour moi de m’étendre pour la nuit en plein hiver. C’était notre devoir. C’était automatique. J’ai été un peu audacieux. J’ai contourné un bosquet pour retrouver un petit chemin qui s’en allait vers le nord. Immédiatement sont sortis deux gardes, des jeunes, armés de mitraillettes. J’ai été fait prisonnier.
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Jacques Morin avait aussi son porte-bonheur

Pierre Lagacé:

L’ajout de photos…

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Un très bel hommage de la plume de Jacques Gagnon.

Jacques Morin avait aussi son porte-bonheur

Comme de très nombreux autres aviateurs, Jacques Morin ne partait jamais en mission sans son fétiche ou porte-bonheur. Cet objet précieux, un chapelet en corne de pied de veau, il le possède toujours.

Rencontrer ce valeureux mitrailleur de queue est toujours un événement, à un point tel que je n’avais encore jamais pensé à m’informer s’il respectait cette tradition. Lundi dernier, le 13 avril, j’ai eu un flash, ce qui a provoqué une autre histoire dont seul Jacques Morin a le secret. Il suffisait d’ouvrir la porte.

Lorsque je lui pose la question sur un possible fétiche, il répond oui sans hésiter: «Un chapelet». Il se lève, prend sa marchette et se dirige vers sa chambre. Je l’entends fouiller dans un tiroir. Il revient avec un étrange chapelet, d’un genre que ni ma conjointe…

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Romuald Pépin (1919-2015)

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Avis de décès

Romuald Pépin (1919-2015

fleursLe 5 mai  2015, après 96 ans de vie bien remplie, est décédé notre père, grand-père, arrière-grand-père Romuald Pépin. Époux de feu Cécile Bessette, il laisse dans le deuil ses enfants, Claude (Pauline Jalbert), Pierre (Diane Lapointe), Gilles (Michèle Arbour), Diane, Manon (Robert Langlois), Denise (Luc Dunn), ses 11 petits-enfants, ses 13 arrière-petits-enfants, sa grande amie, Léonille Labelle, ainsi que neveux et nièces, parents et amis.

La famille accueillera parents et amis au Complexe funéraire LeSieur & Frère ltée,  95, boul. Saint-Luc à Saint-Jean-sur-Richelieu, J2W 1E2, 450-359-0990, le jeudi 14 mai  2015  à compter de 14 h.  Les funérailles auront lieu le vendredi 15 mai  2015  à 11 h, en l’église la Cathédrale de Saint-Jean-sur-Richelieu, 215, rue Longueuil, J3B 6P6.

Heures des visites:

jeudi de 14 h à 17 h et de 19  h  à  21  h

vendredi dès 9 h 30

Au lieu de fleurs, des dons à la Fondation Santé Haut-Richelieu-Rouville – (Fonds de l’Hôpital du Haut-Richelieu) seraient appréciés de la famille.

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